Bad
Les choses avaient déjà mal commencé avec la disparition de Farah Fawcett, l’une des Drôles de Dames de mon enfance. Je disais hier soir au Pacsou que cela me rendait nostaligique. Quand j’étais petite avec mes copines, nous jouions à Drôles de Dames dans la cour de l’école, j’étais Kelly (Jaclyn Smith), ça ne me rajeunie pas et j’imagine que les moins de 30 ans ne doivent pas comprendre. Mais j’étais loin d’imaginer une aussi mauvaise nouvelle au réveil ce matin. Michael est mort.
Michael Jackson, l’idole de mon enfance. Quand je pense à lui je pense automatiquement à mon père et nos dimanches matins. Mon père adorait la musique et il aimait l’écouter fort. Alors le dimanche matin, il n’était pas rare que nous soyons réveillés mon frère et moi par la voix de Michael qui retentissait dans tout l’appartement. Toute petite c’était les Jackson Five bien sûr mais surtout l’album Off the Wall (1979) et le morceau Don’t Stop’Till You Get Enough, premier album produit par Quincy Jones et premier énorme succès solo pour Michael.
Trois ans plus tard c’est le choc avec la sortie de Thriller. A ce jour l’album le plus vendu au monde avec sept chansons sur neuf sorties en single et toutes en tête des classements. Je me souviens de toutes les fois où j’ai attendu que mon père parte de la maison pour utiliser en cachette sa platine disque pour écouter l’album et danser comme une folle avec mon petit frère. J’adorais dansais sur Wanna be starting something et son sample de Manu Dibango.
Deux ans plus tard, le clip de Thriller sortait et révolutionnait l’histoire du clip avec un mini film d’horreur de 14mn. Aujourd’hui tout cela peut sembler désuet mais à l’époque ce fût un évenement mondial. Et comme beaucoup d’enfants j’avais très peur de regarder le clip.
Je pourrais dire mille choses sur lui, qu’il a vendu 750 millions d’albums, que ces clips ont révolutionné l’histoire la musique. Qu’il est le premier noir dont MTV consent à diffuser le clip, ce qui peut sembler hallucinant aujourd’hui. Qu’il est le seul artiste à pouvoir se vanter d’être connu dans le monde entier.
Mais pour moi ce sont surtout des souvenirs d’enfance et d’adolescence dont la plupart sont liés à mon père. Comme lorsque j’étais toute petite et que je ne comprenais pas les paroles de Shake your body down des Jacksons et qu’au lieu de dire « Let’s sing let’s shout, shake your body to the ground» , je disais « Le chien, le chat se bagarent tout le temps…» , j’avais 5 ans.
Alors ce matin, j’ai la gorge nouée et les larmes aux yeux je pense à mon père qui me manque tellement en ce moment, je pense à Michael et son génie et je me dis que je suis définitivement devenue une adulte.
Découvrez Michael Jackson!
Et deux clips que j’adore:
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