Posts Tagged “mode”

En lisant le “Femme en Ville” de septembre, je suis tombĂ©e sur une interview d’Isabel Marant par Alexandra Golovanoff. Le jeu c’est d’inviter une personnalitĂ© Ă  se promener de nuit au Printemps Haussmann.  Nul besoin de vous dire combien j’aime les crĂ©ations d’Isabel Marant et Dieu sait que cela me coĂ»te cher. Alors quand je lis certaines phrases de cet article j’ai envie de lui dire “Isabel heureusement que nous ne sommes pas toutes comme toi sinon tu ne gagnerais pas bien ta vie”

Extrait

AG: Tu as la liberté de choisir ce que tu veux chez les autres créateurs. Tu craques sur quoi pour cette saison?

IM: Si je devais choisir (…) une veste chez Balanciaga (…) mais en fait, je ne fais pas vraiment de shopping. je n’aime pas dĂ©penser de l’argent futilement, je trouve que c’est quelque d’important. je n’achète jamais sur un coup de tĂŞte, c’est toujours très raisonnĂ© … Il y a un cĂ´tĂ© Kleenex de la mode que je n’aime pas du tout. Ben heureusement que je n’ai pas pensĂ© comme toi sinon la chemise bĂ»cheron penderait encore sur son cintre parce que je ne sais pas si elle passera les modes…

AG: Et les sacs? As-tu une idée de celui que tu vas porter cet hiver?

IM: Alors le sac qui change chaque saison, moi je ne peux pas! C’est vraiment le truc de consommation qui me rĂ©volte totalement. tant pis pour mon chĂ©ri! (NDLR son mari JĂ©rĂ´me Dreyfuss). il m’en rapporte des tas Ă  la maison que je ne porte jamais (…) Un sac, je le porte pendant deux ou trois ans et puis j’en change! Je peux parfois en avoir un autre pour le soir, mais celui de tous les jours, c’est toujours le mĂŞme. Il n’y a pas de raison d’en changer! Alors lĂ  Isabel, les bras m’en tombent. C’est vrai que claquer 500€ pour un sac de ton gentil mari je l’ai fait une fois et Ă©tant donnĂ© ton peu d’enthousiasme je pense que ce sera la dernière. Tu ne m’en voudras pas je pense de ne pas craquer pour un des tiens aussi cher et fait sans aucun doute par JĂ©rĂ´me (cf le billet de MH). A la place je vais plutĂ´t Ă©conomiser pour un 2.55 intemporel

Je ne sais pas Ă  quoi elle pensait mais c’est Ă  la limite de la provocation.

PS: A noter l’article sur la MĂ©chante oĂą elle porte une robe de ma copine La FĂ©e

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J’imagine vos tĂŞtes en lisant le titre, mais n’ayez crainte loin de moi l’idĂ©e de dĂ©battre ici du problème de l’alcoolisme masculin. D’abord ça ne m’intĂ©resse pas vraiment et ensuite ma consommation d’alcool est suffisament Ă©levĂ©e pour ne pas m’aventurer sur ce terrain (Non Maman c’est une blague!!!). Quoiqu’en y rĂ©flĂ©chissant bien le phĂ©nomène dont je vais vous parler semble crĂ©er chez ceux qui y cèdent, une addiction proche de l’acoolisme. Au dĂ©part la dĂ©marche est banale mais elle nous fait sombrer doucement dans le ridicule sans que nous en prenions conscience…

J’ai envie depuis un moment de vous parler d’une mode jusque-lĂ  plutĂ´t Parisienne, qui arrive doucement dans ma petite ville de Province et pour une fois cela ne me plaĂ®t pas du tout.

Les Deep V-Neck American Apparel (pour les non-anglophones, les T-Shirts col V profond de la marque American Apparel) dont je possède plusieurs exemplaires sont Ă  la base des T-Shirts pour hommes. Sur une fille pour peu qu’elle ne soit pas trop prude, ils font un dĂ©colettĂ© profond ravageur tout en donnant un look pas trop apprĂŞtĂ©.

Mais sur un garçon qui n’a par dĂ©finition pas de seins l’effet est tout autre.

Lorsque je me rends Ă  Paris, je passe beaucoup de temps dans le quartier du Marais que j’aime beaucoup. Il y règne une ambiance particulière puisque s’y mĂ©lange deux communautĂ© bien diffĂ©rente. J’aime le cĂ´tĂ© grand village de ce quartier et la prĂ©sence importante des boutiques de mode ne fait que me ravire un peu plus. Mais je m’Ă©loigne du sujet.

Dans ce quartier frĂ©quentĂ© par de nombreux bobos Parisiens, la population masculine a complètement cĂ©dĂ© Ă  la mode du Deep V-Neck. Que ce soit les crevettes sans muscles ou les hommes bodybuildĂ©s, en passant par l’homme lambda, tous arborent fièrement le-dit T-Shirt. Nous gratifiant par la mĂŞme occasion d’une vue direct sur leurs poitrails velus ou non, musclĂ©s ou pas.

Dans un cas, les maigrichons semblent perdus dans leur American Apparel dans un autre le AA semble prĂŞt Ă  exploser sous le poids des muscles. Dans les deux cas, c’est peu flatteur.

Chez les hétéros on peut même noter un goût certain pour les couleurs plutôt girly comme le rose ou le turquoise. Pas de photos sous la main mais croyez moi, ils ADORENT le rose clair !!!

Et lĂ  je m’intĂ©rroge.

Suis-je la seule à trouver ça laid et inesthétique ?

Est-ce pour les hommes une manière d’en montrer un peu plus comme nous pouvons le faire?

Ce mélange des genres qui peut me plaire quand il est subtil va-t-il se généraliser?

Je ne sais pas mais une chose est certaine peu importe le corps de l’homme qui porte un Deep V-Neck American Apparel, je ne trouve pas cela sexy du tout. Je parle bien des cols profonds, on est d’accord, pas des classique cols V que je trouve très jolis sur un homme.

Bref, j’attends de savoir ce que vous en pensez , suis-je une grande rĂ©ac ?

PS: Sur les photos les mecs sont plutĂ´t mignons ça aide. Mais dans la vraie vie…

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Le dernier weekend que j’ai passĂ© Ă  Paris Ă©tait magique et surtout ensoleillĂ©. J’y retourne demain et malheureusement la mĂ©tĂ©o annonce un temps affreux. Grrr Paris sous la pluie il y a mieux au mois de novembre aoĂ»t. Mais deux expos Ă  voir et des achats Ă  faire en prĂ©vision de la rentrĂ©e et d’un mariage en septembre m’aideront Ă  supporter l’absence de soleil.

Au programme donc l’expo d’Annie Leibovitz et celle de Richard Avedon. GĂ©raldine m’a convaincue si j’en avais besoin d’ y faire un tour et m’en mettre plein les yeux.

Quelques petites choses Ă  aller voir cĂ´tĂ© boutiques notamment ce petit pull en laine qui m’a donnĂ© envie d’hiver chez Garance (il faut que j’arrĂŞte de lire des blogs). Un saut chez ma copine Isabel Marant pour y voir ses chemises de bĂ»cheron qui me font de l’oeil depuis que j’ai vu Juliette Binoche dans “Paris”. APC bien sĂ»r et pour le reste on verra. De toutes façons il y a des chances pour que je passe une grande partie de mon weekend dans le Marais.

Des choses Ă  vous montrer Ă  mon retour je l’espère.

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Hier soir dans mon salon je me suis aperçue que je me sentais bien dans mon appartement. Si je vous raconte ça c’est que je vis dans un grand appartement lumineux, spacieux, 2 salles de bains pour un 3 pièces de 103m² mais il ne correspond pas du tout au type d’appartement que j’aime. J’aime les endroits plus cosy, les pièces plus petites et chaleureuses dans des immeubles anciens avec des moulures. Celui-ci est plutĂ´t moderne dans son architecture et son agencement. J’ai rĂ©alisĂ© que ce qui fait que je me sens bien dans cet appartement ce sont les objets que j’aime et qui me rassurent.

. Ma boĂ®te Ă  Ă©pices achetĂ©e il y a peu de temps dans la boutique Esprits Ethniques rue des Veaux. Je l’adore et elle a trouvĂ© sa place immĂ©diatement dans mon salon. Elle reprĂ©sente ce que j’aime le bois, l’invitation au voyage, le passĂ©…

. Des mains de Fatma. J’en possède plusieurs car je les collectionne. J’ai toujours aimĂ© les gris-gris et les symboles religieux.

. J’ai rĂ©cupĂ©rĂ© cette lampe Mazda il y a plusieurs annĂ©es alors qu’elle allait ĂŞtre jetĂ©e. C’est une lampe de bureau mais moi je la prĂ©fère dans notre salon mĂŞme si pour le moment je ne lui trouve pas de vraie place.

. Mes vinyls. En fait ce sont en majoritĂ© ceux de mon père. Beaucoup de Funk, une mine de trĂ©sors qui me replonge en enfance. Mais il y a aussi pas mal de disques Ă  moi, Les Smiths, Depeche Mode et un grand nombre de tubes des annĂ©es 80. Je l’avoue je suis restĂ©e bloquĂ©e Ă  cette Ă©poque et la plupart des choses que j’Ă©coute encore aujourd’hui date de cette pĂ©riode.

. Ma table de salon, mon premier achat cher. Quand j’habitais dans mon petit 2 pièces, je n’avais pas la place pour une grande table alors quand je l’ai vu dans l’Ă©mission IntĂ©rieur j’ai craquĂ©. Des mois de recherches et finalement je l’ai trouvĂ© chez Ligne Roset. Mon 13ème mois y est passĂ© mais je ne le regrette pas. Elle se transforme en table basse, haute, table pour 4 ou pour 8.

. La Belly Light du designer Fabrice Covelli. Quelle ironie ce ventre de femme enceinte au-dessus de mon lit mais bon, elle est vraiment très belle. C’est l’un des rares objet de Pacsou que j’ai acceptĂ© sans broncher.

Lampe Belly Light

. Une photo de mes parents. A l’origine c’Ă©tait un photomaton que j’ai agrandi. Ils venaient de se rencontrer, ma mère avait 19 ans et mon père 23. C’est la dernière chose que je vois avant de m’endormir.

Mais la cerise sur le gâteau c’est la vue que j’ai sur la CathĂ©drale de Strasbourg, une vraie carte postale.

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En l’achetant, je ne pensais pas pouvoir la mettre souvent mais il n’y a plus de saison mes amis.  Un de mes meilleurs achats de ces derniers mois, je dois le dire une combinaison Naf-Naf. Une réédition du modèle des annĂ©es 80, autour de laquelle j’ai tournĂ© plusieurs mois avant de l’acheter pendant les soldes. Une tenue easy living, Ă  porter avec des talons, Ă  plat, avec un marcel ou sans rien dessous, retroussĂ©e jusqu’aux genoux ou Ă  la cheville, casual ou sexy, ceinturĂ©e ou pas.

combinaison Naf-Naf noire

Copyright Slydelux
  • Combinaison Naf-Naf
  • Marcel Petit Bateau
  • Chaussures Zadig et Voltaire
  • Montre Casio

Pour plus d’idĂ©es regardez cet extrait de la Mode, la Mode, la Mode avec notre amie Punky B.

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Le dimanche habituellement chez moi c’est journĂ©e off. Au mieux par beau temps je vais larver dans un parc au pire Je glande chez moi dans mes plus beaux habits (bas de pyjama Calvin Klein avec un Ă©lastique dĂ©tendu, mes chaussettes Hello Kitty…) pour le plus grand bonheur du Pacsou qui comme vous l’imaginez est lui lavĂ©, parfumĂ© et habillĂ©.

Mais une fois n’est pas coutume ce dimanche, j’ai fais l’effort de mettre le nez dehors et d’aller jusqu’aux Arts DĂ©co (Ă  150m de chez moi). Bouger mon booty un dimanche pour voir une expo ça m’arrive mais pas cette fois. Ce dimanche avait lieu le grand fooding d’Ă©tĂ©.

Le fooding kesako me direz-vous ? D’après WikipĂ©dia c’est la contraction du mot food (nourriture en anglais) et feeling (ressenti en anglais). L’objectif du fooding est de se dĂ©faire des conventions traditionnelles de la cuisine pour donner la possibilitĂ© aux chefs de s’Ă©manciper librement dans la modernitĂ©, voire dans la tradition. Le fooding tente de rĂ©unir tous les courants gastronomiques, comme la world food, la fusion food, le easy eating, la street food, la « bistronomie », et veut rompre avec une vision Ă©triquĂ©e, jugĂ©e trop conservatrice, des plaisirs de la table. C’est l’art de cuisiner et de manger dans certaines dispositions d’esprit : appĂ©tit de la nouveautĂ©, refus de l’ennui, envie de sincĂ©ritĂ©, de fun et, surtout, de manger avec son temps.

Vous avez compris? Et bien le fooding cette fois c’Ă©tait un grand pique-nique organisĂ© au sein des jardins des Arts DĂ©co de Strasbourg. Un pique-nique oui mais avec quelques uns des plus grands chefs Alsaciens ainsi que des Marseillais et un Basque. Le plus Ă©tant que tous les bĂ©nĂ©fices Ă©taient reversĂ©s Ă  Action contre la Faim.

Tout Ă©tait très bien organisĂ©. Dès l’entrĂ©e une nappe, une fourchette, un ticket pour un verre de Ricard et un autre pour du vin Ă©taient remis.

Ensuite armé de patience, nous avons commencé à faire la queue pour goûter aux préparations de tous ces chefs.

Pas de pastis pour moi mais un cornet de panisses anchois, olive et tomate préparés par Jérémy Julien et Xavier Chalmin des Akolytes à Marseille. Puis des pousses de cresson algues wakamé et bonbon de saumon frais de Richad Meier du R à Strasbourg. Autant dire que cela laissait présager du meilleur pour la suite.

Je n’ai pas Ă©tĂ© déçue par la poulette fermière d’Emile Jung du Crocodile, mais c’est surtout sa disponibilitĂ© et sa gĂ©nĂ©rositĂ© envers les gens qui ont retenu mon attention. J’ai de plus en plus la certitude que c’est la simplicitĂ© et la gentillesse des gens talentueux qui font leur succès.

Mais ce que j’ai le plus aimĂ© manger c’est le rouget sur un Ă©crasĂ© de pommes charlotte et chips de lomo ibĂ©rique de Jean-Georges Klein de l’Arnsourg. Un dĂ©lice de finesse que j’ai mangĂ© deux fois grâce Ă  Flore une amie de Suzanne qui n’hĂ©site pas Ă  passer devant tout le monde pour chercher Ă  manger. ” ça fait punk Ă  chien mais j’assume” dixit la demoiselle qui n’a rien d’un punk Ă  chien.

Durant tout l’après-midi et ce malgrĂ© deux averses, nous nous sommes rĂ©galĂ©s de tous ces mets en buvant un des dĂ©licieux Cabernet d’Anjou et en Ă©coutant de la musique. Mais pour tout vous dire, j’Ă©tais aussi lĂ  pour voir le beau gosse de la cuisine le Basque Inaki Aizpitarte, chef du Chateaubriand Ă  Paris. Depuis le temps qu’on parle de lui j’Ă©tais assez contente de pouvoir le voir. Mais il a fallu deux heures avant que je comprenne qu’il n’avait pas annulĂ© mais qu’il Ă©tait cachĂ© derrière des arbres loin des autres cuisiniers. Autant il fallait parfois 30mn pour manger autant chez lui c’Ă©tait le dĂ©sert. Pour une raison inconnue il a complètement Ă©tĂ© isolĂ©. RĂ©sultat des courses, il Ă©tait très Ă©nervĂ©, fermĂ© et pas du tout accessible. Je n’avais plus du tout envie de lui parler et je trouve ça dommage. Je comprends sa frustration et sa colère mais j’estime qu’il aurait dĂ» dĂ©passer ça. En plus on ne peut pas dire que j’ai Ă©tĂ© très emballĂ©e par ce qu’il avait prĂ©parĂ©. Tant pis.

Bilan de cette journée plus que positif, des chefs étoilés, 1412 amis, du vin et de la musique que demander de mieux.

photo ci-dessus Dimitri Staub

Alors un conseil, si le fooding passe chez vous ne manquez pas ça.

  • Paris 22 juin de 12h Ă  16h. Esplanade de la bibliothèque François Mitterrand.
  • Nice 29 juin de 12h Ă  16h. Ecole et Centre National d’Art Contemporain
  • Lyon - juillet de 18h Ă  22h. Les Subsistances

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