Le mythe de la Wonder maman

09.13.2009

Tout est venu d’une discussion avec une amie. Elle me racontait que sa meilleure amie venait de lui dire au téléphone qu’elle sortait tout juste d’une période assez difficile moralement après la naissance de son bébé. Mon amie était assez triste d’apprendre qu’elle avait été mal pendant plusieurs semaines sans oser le lui confier. Son amie s’était sentie dépassée par ses nouvelles responsabilités, les pleurs de son enfant et surtout se sentait honteuse car toutes ses amies jeunes mamans ne cessaient de vanter les louanges de leurs bébés si calmes, si parfaits et se félicitaient toutes d’êtres si épanouies d’être mère. Alors bien sûr la pauvre avec ses doutes, ses angoisses et son enfant qui ne fait pas ses nuits tout de suite (normal…), elle avait fini par déprimer à force de se sentir nulle.

En parlant de ça, nous trouvions assez hallucinant la  pression que les femmes peuvent se mettre pour être toujours des supers women. Et surtout comment cette pression est souvent du fait d’autres femmes. Car j’ai remarqué que la plupart des femmes ne parlent jamais des difficultés qu’elles rencontrent lorsqu’elles sont enceintes ou jeunes mamans. Partout on entend qu’un seul son de cloche: Tout est merveilleux, ce n’est QUE du bonheur, je suis tellement épanouie, mon bébé est le plus gentil du monde, il est parfait, tout est facile…

Mais dans la vie, la vraie je veux dire, les choses ne sont jamais aussi parfaites. Etre une future ou jeune mère, c’est certes un grand moment de bonheur mais aussi de doutes, d’angoisses et de questions. Voir son corps changer, être malade parfois, se demander si on sera à la hauteur de nos nouvelles responsabilités, renoncer à une partie de sa vie, tout ça n’est pas toujours facile. Et être une jeune mère, gérer la fatigue, les pleurs de son bébé qu’on ne comprend toujours, apprendre à être mère tout simplement ça n’est pas simple. Même si la joie d’avoir son bébé est immense.

Mais bizarrement de ça on ne parle jamais. Je n’ai pas une seule amie autour de moi qui semble avoir vécu le baby-blues à croire que c’est une légende.

Subir la pression de l’entourage toujours pleins de bons conseils c’est souvent difficile mais si nos consoeurs qui devraient être notre plus grand soutien en nous faisant part de leurs expériences pour nous aider à relativiser s’y mettent aussi, c’est plutôt cruel. Pourquoi ne pas dire tout simplement que la maternité c’est à la fois du bonheur et des moments de solitude? De moments de joie et d’autres de doutes. Mais que tout cela n’est pas anormal, c’est simplement la vie.

Combien de femmes se sentiraient comprises, soulagées mais surtout normales?

Lorsque j’ai su que j’étais enceinte c’était un vrai moment de joie et de plénitude d’autant que cela n’a pas été facile. Malgré cela j’ai vécu et je vis encore des moments de fragilité, de peur et de stress. Vais-je être une bonne mère? Mon enfant sera-t-il en bonne santé? Mon couple résistera-t-il à cette tornade? Quand je ne craque pas à force d’avoir des petits bobos. Le dos bloqué, les brûlures gastriques, les gazs, les vertiges, le diabète, les insomnies. Dans ces moments de grands ras le bol, j’ai toujours le droit à une petite phrase qui met les boules du baume au coeur: C’est pour la bonne cause! Confier mes états d’âmes, je n’ose plus le faire de peur de voir le regard horrifié ou choqué de certaines femmes et d’entendre: Mais c’est la PLUS belle chose qu’une femme puisse vivre, tu devrais savourer ta chance. Désolée mais je ne vois pas le rapport. Ma chance je la connais, j’ai assez pleuré de ne pas voir de tests positifs pendant plus de deux ans. Mon bonheur je le savoure à chaque fois que je sens bouger mon bébé et je peux vous dire que je ne me prive pas. Mais je ne suis qu’un être humain, une machine à émotions et surtout je revendique le droit à n’être pas parfaite et je sais au fond que je ne suis pas la seule.

Je vous laisse avec deux copines qui devraient déculpabiliser toutes les mères du monde 🙂

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…et le baby blues, et la rétention d’eau, et le vomi, et les dents qui poussent, et le premier rhume, le deuxième, le troisième, la longue file des nuits interrompues, la culpabilité, l’assurance d’être la pire des mères de l’univers, les coliques, la morve, les livres reduits en miette, en bouillie, en purée, machés, avalés, régurgités, le mouche bébé, les diahrées, l’impossibilité de prendre une douche/se faire les ongles/appeller une copine/ boire un café sans être interrompue, réclamée, tiraillée, les caprices, les hurlements, le refus, les sorties qu’on ne fait plus, les couches pleines, les couches qui puent, l’intolérable fatigue, se sentir moche, molle, vieille même, imbaisable à jamais, d’ailleurs faire l’amour dans le noir juste pour pas voir comment dans certaines positions la loi de la gravité attire notre ventre mou vers le sol, et j’en passe et j’en passe et j’en passe…

Mais ça serait trop cruel.

(bien sûr, après quelques mois, la vie redevient merveille et joie, je dis ça pour toi, femme qui n’a pas encore conçu, histoire de ne pas te dégouter a jamais). » MARGAUX MOTIN

22 Commentaires

  • Nina dit :

    Hello Wafa,
    Maman d’un petit bout de 6 ans qui vient de faire son entrée au CP, je dois t’avouer que ton article mon bcp touché. Personnellement, je n’ai ABSOLUMENT pas trouvé la grossesse géniale, ni épanouissante. J’ai plutôt détesté! Les 2 premières années de mon pti bout ont été très difficiles, fatiguantes, peu interessantes et j’en passe. J’ai bcp ressenti la pression féminine qui me renvoyait l’image d’Epinal de ce que DOIT être une mère. J’ai souffert, pleurer, angoisser, eu peur, désespérer, regretter parfois, mais plus que tout je me suis sentie EXTREMEMENT seule et incomprise. Aujourd’hui les choses ont changées, je suis heureuse de voir mon loulou grandir, mais cette grossesse et ce début de vie de mère reste gravé en moi, à tel point que je ne suis toujours pas décidée à lancer le deuxième.
    Si tu as envie d’en parler, tu peux me contacter par mail, on peut se rencontrer également, je suis de la région strasbourgeoise.
    Je te souhaite bon courage pour la suite, et non, ce n’est PAS QUE du bonheur. Mais ne soyons pas rabas joie, ya du bonheur tout de même!!!
    Cordialement
    Nina

  • Lolou dit :

    Combien de fois j’ai entendu mes collègues me dire « tu verras c’est que du bonheur! » et combien de fois je les ai maudites! Parce que les quelques semaines après l’accouchement franchement ça n’était pas « que du bonheur », entre les soucis d’allaitement, la fatigue, la peur de mal faire, et autres petits désagréments dont on a déjà parlé je crois ;-)… Evidemment on est heureux, mais ça n’est pas la fête tous les jours. Et il y a des jours où on a juste envie de laisser nos « petits anges » à la maison et d’aller chez le coiffeur ou faire un peu de shopping histoire de penser à nous aussi 5 mn, combien de fois j’ai culpabilisé à cause de ça!

  • Mounia dit :

    C’est tout simplement un article MAGNIFIQUE !
    J’adore …
    Bon je te raconte assez mes tracas et mes moments de joies tous les jours alors je laisse les futurs mamans et les mamans raconter pour nous …. car je vivrai les moments les premiers moments avec mon petit bout dans moins de 2 mois et là je reviendrai poster un comm !

    En attendant, ma grossesse tu l’as bien raconté car en résumant c’est à la fois un pure bonheur et une grande angoisse …

    Gros bisous

  • barbievuitton dit :

    HEU ! bon eh bien je vais attendre un peu! hein lol

  • Wafa dit :

    @Nina: Les choses n’ont pas dû être facile tous les jours mais heureusement voir son enfant grandir ça permet de tout oublier
    @Lolou: Les autres ont toujours des phrases toutes faites 😉
    @Mounia:C’est un mélange de sentiments c’est vrai
    @Barbievuitton: Oh mais si car il y a aussi des tas d’instants magiques. En ce moment mon bébé bouge comme un dingue et à chaque fois je trouve ça merveilleux même à 5h du matin… 🙂

  • lilipucette dit :

    Holala, ton post est malheureusement si realiste.
    J’ai connu ses moments de desarroi et vécu une mauvaise depression post-partum.
    Et je me suis sentie tellement seule souvent, seule car si je disais que j’en avais marre des pleurs de mon bébé, on me disait « mais laisse le pleurer » ou « il doit pas assez mangé » … bref moi j’avais besoin qu’on me dise « ce n’est pas de ta faute » et on m’accablait !!!
    Quand je me suis rendue compte que c’était plus qu’un baby blues, le generaliste que j’ai été voir en culpabilisant à mort m’a dit « et ben c’est juste le baby blues, c’est rien, toutes les femmes ont ca et elles gerent » … resultat j’ai craqué, j’ai même voulu abandonner mon bébé pour qu’il trouve une bonne maman, ce que je pensais pas etre et qu’on m’aidait pas à etre.
    Heureusement que mon cheri et un ami medecin m’a aidé, ils m’ont pris en charge, m’expliquant qu’etre maman c’est dur, que craquer c’est normal, que les hormones, le manque de fatigue c’est pas simple et que 30 % des femmes faisaient des depressions post-partum comme moi et qu’on pouvait m’aider avec des anti-depresseurs … en rentrant chez moi j’allais deja beaucoup.
    Par contre, quand j’en ai parlé, je me suis ressentie seule, car biensur j’étais la SEULE à vivre, on me plaignait, on me donnait des conseils, surtout celles qui avaient l’air dans le même état que moi … resultat j’ai arreté d’en parler …
    Mais effectivement cela ne doit etre que du bonheur car je suis prete à remettre ca !!!

  • Nath dit :

    Très bel article…et tellement vrai!
    Mais je me demande si les phrases toutes faites du style « c’est que du bonheur tu verras » ne sont pas plutôt faites pour se rassurer et se convaincre elles-mêmes de ça!!! 🙂
    Bref, la vie ne ressemble pas à un film et la grossesse et les débuts de la maternité encore moins, enfin en ce qui me concerne. J’ai même appelé au secours ma maman! 🙂 Surtout si on ajoute un p’tit bout avec qqes soucis qui te font encore plus culpabiliser: car oui qu’on se le dise quand on devient mère la culpabilité et l’angoisse seront notre lot quasi quotidien mélangé à cet infini bonheur de voir ton enfant s’éveiller, rire, découvrir la vie!…
    Merci Wafa pour cet article.

  • jopatlu dit :

    Ma très chère Wafa, ben moi aussi je suis touchée par ton article… en ce lundi matin (séance d’H-M oblige), il me bouscule !! Je cois que je suis de celles pour qui la grossesse a été un pur moment d’épanouissement, car en même temps je subissais un licenciement économique pour un poste qui me tenait à coeur, et j’ai pris ses 27 kg en trop, mais je crois que pour tenir avec cette période difficile (la peur de ne pas avoir assez d’argent pour élever cet enfant (car ça coûte CHER très CHER un bébé), la peur du chômage, la peur de déprimer et de me sentir seule socialement,) je me concentrai sur mon ventre rond et j’écoutai mes envies pour ne pas déprimer. Et dans mon cas, ça a marché, Je ne suis pas une sainte-Mère, j’ai aussi des faiblesse et des coups de gueule… Je leur donne tout simplement moins d’importance. Peut-être savais-je au fond de moi que ce serait mon Unique grossesse !!??? Ma chère Wafa, ces moments durs, nous les connaissons toutes, ces crises de paniques et de doutes sont autant de pressions que nous nous infligeons pour devenir une bonne maman. Je n’ai jamais aimé raconté mes pbs de grossesse, de peur d’en dégoûter les autres mais surtout car c’est « pêché » de dénigrer « la création » chez nous ! Du coup presque inévitablement mon éducation a pris le dessus et je suis devenu un bon petit soldat souriant et courageux !
    Et heureusement !! Car c’est ce qui me reste de plus beau, ma mémoire sélective n’a gardé que le meilleur, et puis ma Lucile-Sára (notre petit monstre) nous aime si fort et sait nous le montrer à 5 ans, que oui c’est du pur bonheur ! Quand on a un enfant à tenir dans les bras, plus rien ne compte (c’est pas cliché)… Quand tu auras mal au dos, mal aux dents, et que tu auras mal (là en bas !! 😉 ) et que ton bébé en même temps souffre (coliques, bronchiolites, dents) et bien tu ne sentiras plus TES douleurs car celles de ton enfants te seront tout simplement INSUPPORTABLES… Tu vas changer c’est sûr ! Tes centres d’intérêts vont changer, tout tournera autour de lui, malgrès vous, et tu le sais et ça te fait peur, car t’as pas envie que la vie que tu mènes ne soit pas trop bousculé… Tu feras tout pour être une « MAMAN libérée », car c’est TOP tendance ! Et ce sera un combat au quotidien !
    N’empêche que c’est la plus belle chose au monde de découvrir ce que la nature a choisi de toi (la couleur de peau), du père (ses orteils), de la mamy (le ragard) et du papy (la bouche) pour le créer… Quel fierté ! même si il naît TRES MOCHE – la mienne bizarrement était SUPER BELLE (tu vois j’y peux rien, je ne le fais pas exprès, j’enjolive tout)– il deviendra votre plus BELLE création (et ce n’est pas une phrase toute faite) !! Mais de là à faire à culpabiliser les autres mamans qui vivent mal leur grossesse, ça n’est pas le but au contraire !

  • laurence dit :

    Ah que de verités dans cet article.
    Oui c’est formidable la grossesse et la maternité.
    Mais surtout oui nous sommes des etres humains et nous avons aussi le droit des fois de dire ce qui ne va pas et dieu sait qu’il y en a…
    J’ai adoré ma grossesse mais j’ai été malade pendant 8 mois sur 9 donc ce ne fut pas le plus beau moment de ma vie.
    Je n’hesite pas à le dire, je n’ai aucune culpabilité la dessus et le dire n’enleve rien au fait que j’etais heureuse d’etre enceinte, de sentir une vie pousser en moi.
    C’est juste que tout n’est pas noir ou blanc.
    Maintenant ma fille a 3 ans et j’ose dire qu’il y a des jours ou je suis heureuse de la coucher le soir car j’en peux plus.
    Suis je une mauvaise mere pour autant?
    Je ne pense pas.
    J’estime qu’il est plus sain de dire les choses honnetement que d’essayer de jouer la mere parfaite en facade qui pete les plombs interieurement.
    Parce que de toutes facons l’enfant le ressent.
    Donc quand ca va pas, quand j’ai des moments en bas j’en parle et les gens comprennent.
    Ma fille aussi peut comprendre que des fois maman c’est pas super nanny mais que cela n’enleve rien à l’amour que j’ai pour elle.
    Et les angoisses il y en aura toujours et cela ne fera pas de toi une mauvaise maman, bien au contraire.
    Et pis encore felicitations tiens, on est jamais assez felicité pour cela, pour les nausées, les maux divers, parce que franchement qu’est ce qu’on est courageuse nous les filles lol

  • Wafa dit :

    @Lilipucette: C’est ça qui est beau malgré tout on a tout de même envie de recommencer. Mais cette fois, tu sauras que tu peux parler 😉
    @Nath: Oui c’est sans doute une façon de se convaincre même si c’est du bonheur c’est vrai.
    @Jopatlu: En ce qui me concerne, j’arrive bien mieux à relativiser, je ne pense qu’à lui. Moi je passe après donc j’imagine bien ce que tu racontes sur la capacité à prendre sur soi après. Je parlais surtout des femmes qui jugent ou qui manquent de solidarité avec les autres. Et même si je me plains de mes bobos toute la journée, j’espère en avoir un 2ème si j’y arrive. Les moments d’angoisse c’était surtout au début. Parce que je doutais de moi.
    @Laurence: Je crois que le secret c’est ça, il faut déculpabiliser. Pour ça, j’ai la chance d’avoir un homme en or.

  • jopatlu dit :

    Ton article (même si il ne m’était pas destiné) m’a donné à réfléchir, car bien que je sois une amie attentionnée… je pourrai, parfois, « gonfler » avec ce côté positif démesuré !
    En fait, qu’il est bon, de pouvoir et de savoir s’exprimer, a aide vachement à avancer…

  • Jena dit :

    Personnellement autour de moi j’entend plus des futures mamans super heureuses d’être enceintes mais qui aussi ont des coups de blues pour toutes les raisons que tu cites! Je crois plutôt qu’être une wonder maman c’est oser avouer tout ça pour pouvoir surmonter les difficultés plutôt que de passer outre les désagréments et au final être seule et triste avec ses problèmes. Je suis assez admirative de celles qui, dans mon entourage, osent avouer leurs coups de blues et leurs coups de gueule (et notamment une amie qui quelques semaines après la naissance de son bébé vient d’appeler une baby-sitter parce qu’elle pétait un câble et voulait profiter d’un resto avec son amoureux, elle s’est écoutée, alors que plein de gens ont été outrés dans sa famille!)

  • Diane dit :

    Merci Wafa pour ce billet qui fait du bien! On n’y reste pas insensible en tout cas. Finalement, je constate que les langues se délient, et que les mamans osent maintenant dire ce qu’elles ressentent! Et je rejoins le groupe de « c’est pas que du bonheur ». Il y a 1 an, j’ai accouché de ma fille au CHU de Hautepierre et j’avoue que les premiers mois, je les ai vécus de façon terrible, comme une sacrée grosse claque dans ma tronche d’égoïste qui aimait bien sa petite vie insouciante entre le shopping, les dîners entre amis ou en amoureux improvisés, les voyages, le sport, et j’en passe. Tout ça, c’est fini et c’est vrai que quand la fatigue prend le pas sur le moral, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est du sacrifice… Mais qu’est-ce que je l’aime ma fille! Je ferai TOUT pour elle! Le meilleur conseil que je puisse te donner pour ta vie de future maman: N’écoute aucun conseil et fais comme tu le sens 😉

  • ficelle dit :

    Par contre pour ce qui concerne l’adolescent, tout le monde s’accorde à dire qu’un être étrange (avec Ipod en option pour certains) se trouve là soudain devant vous (vous qui avez donc au moins 16 ans de plus…) , et que vous voilà à regretter ce tout petit qui « se contentait » de pleurer la nuit et de vomir après la tétée… Je confirme ! C’est pas fini, les filles ! C’est le début de la plus démente des aventures qu’il vous sera donné de vivre 😉

  • fadilou dit :

    Bonsoir,
    Moi je ne suis pas maman ni enceinte mais pourtant,j’ai trouvé ton article juste magnifique et très touchant.
    Bisous à toutes les mamans.

  • solenne dit :

    ho j’avais oublié ce sketch énormissime de FF !
    pfff, c’est vrai que quand on fait le bilan, on en bave…

    je réfléchis à ton billet, et je crois qu’en fait, s’il y a des filles qui laissent entendre que tout était parfait dans le meilleur des mondes à la naissance de leur bébé, c’est parce qu’on sélectionne les souvenirs, et que l’on ne garde que le meilleur 😉

  • Je crois que tu as parfaitement résumé… J’ai 20 ans de recul sur le sujet, et la maternité c’est une aventure qui réserve bien des surprises. A commencer par la personnalité propre de son (de ses) enfant(s).
    Je ne supporte plus la tarte à la crème qu’est la sempiternelle question de la « bonne mère ». On est la meilleure mère possible, bordel, et c’est déjà en général pas si mal. Et si on ne baignait pas dans la culculterie façon actrice minaudant à longueur de magazine « Maman, mais c’est mon plus beau rôle », on se sentirait peut-être moins arnaquée quand surgissent d’inévitables difficultés amplifiées par une fatigue tout aussi inévitable.
    J’aime beaucoup ton post, qui est lucide. Avec une maman comme toi, ton bébé est bien parti dans la vie !

  • Clo dit :

    Je suis depuis 1 mois et demi et déjà interloquée par les millers de contradictions qui se bousculent dans ma tete.!
    Je suis heureuse oui,mais aussi si angoissée par ce tourbillon qui va débarquer dans ma vie..ton article refléte exactement ce que je ressens…
    Continue Wafa, je suis fan de ton blog…

  • Le sketch de Foresti est une merveille !

  • opio dit :

    très joli billet, très juste. Moi j’ai terminé sous anti depresseurs 6 mois après être devenue maman… je ne comprenais pas pourquoi moi je ne trouvais pas tout rose et tout évident… pour mon deuxieme bébé (3 ans après) j’étais tellement flippée que j’ai réfusé de quitter la maternité sans mon ordonnance de deroxat… et puis… tout a été facile et evident naturellement. Mais je milite à fond pour vraiment prendre soin des jeunes mamans, c’est fragile ces petites bêtes là. Et vive les nanas comme FF qui revèlent un peu l’envers du décor !

  • Bravo à toi d’écrire tout ça. Ca ne pouvait pas être mieux écris
    Bon courage pour « la dernière ligne droite » et fais nous un beau bébé ;o)

  • Encore une chose, une petite phrase de la maman d’une amie quand j’étais enceinte : « ton enfant peut avoir sa couche qui rentre dans les fesses, tant que tu l’aime et tu t’occupe bien de lui, le reste tu t’en fiche ! »
    J’ai eu une copine comme ça, qui a accouché 1 mois avant moi, limite elle me disait comment m’occuper de ma fille, comment remplir son biberon (on utilisait la même marque). J’ai eu beau lui faire comprendre que je m’occupais de ma fille comme je le sentais, et que ça voulait dire pas forcément comme elle, elle ne pouvait pas s’en empêcher… Je me suis économisé de l’énergie, je la vois moins lol !

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