Inaki

06.20.2008


Je vous racontais il y a peu que l’une des raisons pour lesquelles j’avais été motivée par le Fooding. Je voulais rencontrer le chef Inaki Aizpitarte. Mais notre brêve rencontre avait été assez décevante car il n’était pas très avenant ce jour là (Pour une raison que j’ai du mal à comprendre, il avait été complètement mis à l’écart du reste des chefs et du coup il faisait la tête.). Mais ce que je n’avais pas raconté c’est que le jour du Fooding, mon pote Dimitri était le photographe officiel de l’évenement. Du coup, il pouvait aisément photographier tous les chefs présents. Après l’avoir briefé sur Inaki même si je n’étais plus très enthousiaste, Dim à qui il en faut plus pour être démotivé, est allé lui tirer le portait.

Comme à son habitude, il a su capter ce qu’il y a de meilleur chez son sujet et il en sort une photo magnifique. En la regardant, j’ai complètement oublié ma déception de dimanche et j’ai retrouvé ce qui m’avait plu dans tous les articles que j’avais lu sur lui. Alors j’ai eu envie de faire un billet sur le bonhomme.

Inaki Aizpitarte © Dimitri Staub aka Wonder Dim

photo ©Dimitri Staub aka Wonder Dim

Le Basque est à la tête du Chateaubriand dans le XIème arrondissement de Paris. Né le 12 avril 1972 (un Bélier ça ne m’étonne pas) à Besançon mais ayant vécu à Bordeaux, dernier d’une famille de cinq enfants, il décide à 18 ans de devenir tailleur de pierres Compagnon du devoir à Agen. Mais ce monde est trop stricte, il ne tient que deux mois avant que son oncle paysagiste ne le prenne en main. De retour à Bordeaux il fait un court passage en fac d’oenologie avant de s’envoler pour Tel-Aviv. Il devient plongeur dans un restaurant tenu par un Serbe. Il apprend, touche à tout puis rentre en France.

Après un passage au café des Délices, à la Famille puis au Transversal, il ouvre le Chateaubriand. Cuisine simple à midi au prix de 14€ et menu unique à 40€ le soir. Car dépenser l’équivalent d’un salaire et avoir une clientèle fortunée ne l’intéresse pas, pas plus que le fait d’avoir une toque. Ce qui plait à Inaki c’est l’audace, le mélange des saveurs et l’envie.

Des filles? Il n’y en a pas au Chateaubriand, Inaki préfère travailler entouré de testostérone mais côté coeur j’ai entendu dire que Delphine et le petit Diego né en 2005, y avaient une place de choix.

Il a des airs de méchant garçon, un peu bourru et soupe au lait mais il n’y a qu’à voir son regard pour comprendre qu’il n’en est rien. Et puis je reste convaincue que pour vouloir faire à manger aux autres il faut être assez généreux.

Alors Je crois que lors de mon prochain passage à Paris, je réserverai une table pour goûter à la cuisine d’Inaki Aizpitarte, histoires d’oublier notre mauvaise rencontre.

Le Chateaubriand
129, avenue Parmentier 75011 Paris
Tél: 01 43 57 45 95
Métro Goncourt
Fermé dimanche et lundi

2 Commentaires

  • Lilipucette dit :

    J’avoue que tu m’a donné envie de tester ce restau …

  • w*dima dit :

    Joli billet, comme tu sais les faire…!

    C’est vrai que sans toi je n’aurais pas fait cette photo,
    que parfois la photographie s’avère merveilleuse,
    et que c’est avec toi, et personne d’autre, que j’irai goûter aux merveilles concoctées par Inaki…

    1000 bises montées en Chantilly, Bien Chère…

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