Fooding or not fooding

06.17.2008

Le dimanche habituellement chez moi c’est journée off. Au mieux par beau temps je vais larver dans un parc au pire Je glande chez moi dans mes plus beaux habits (bas de pyjama Calvin Klein avec un élastique détendu, mes chaussettes Hello Kitty…) pour le plus grand bonheur du Pacsou qui comme vous l’imaginez est lui lavé, parfumé et habillé.

Mais une fois n’est pas coutume ce dimanche, j’ai fais l’effort de mettre le nez dehors et d’aller jusqu’aux Arts Déco (à 150m de chez moi). Bouger mon booty un dimanche pour voir une expo ça m’arrive mais pas cette fois. Ce dimanche avait lieu le grand fooding d’été.

Le fooding kesako me direz-vous ? D’après Wikipédia c’est la contraction du mot food (nourriture en anglais) et feeling (ressenti en anglais). L’objectif du fooding est de se défaire des conventions traditionnelles de la cuisine pour donner la possibilité aux chefs de s’émanciper librement dans la modernité, voire dans la tradition. Le fooding tente de réunir tous les courants gastronomiques, comme la world food, la fusion food, le easy eating, la street food, la « bistronomie », et veut rompre avec une vision étriquée, jugée trop conservatrice, des plaisirs de la table. C’est l’art de cuisiner et de manger dans certaines dispositions d’esprit : appétit de la nouveauté, refus de l’ennui, envie de sincérité, de fun et, surtout, de manger avec son temps.

Vous avez compris? Et bien le fooding cette fois c’était un grand pique-nique organisé au sein des jardins des Arts Déco de Strasbourg. Un pique-nique oui mais avec quelques uns des plus grands chefs Alsaciens ainsi que des Marseillais et un Basque. Le plus étant que tous les bénéfices étaient reversés à Action contre la Faim.

Tout était très bien organisé. Dès l’entrée une nappe, une fourchette, un ticket pour un verre de Ricard et un autre pour du vin étaient remis.

Ensuite armé de patience, nous avons commencé à faire la queue pour goûter aux préparations de tous ces chefs.

Pas de pastis pour moi mais un cornet de panisses anchois, olive et tomate préparés par Jérémy Julien et Xavier Chalmin des Akolytes à Marseille. Puis des pousses de cresson algues wakamé et bonbon de saumon frais de Richad Meier du R à Strasbourg. Autant dire que cela laissait présager du meilleur pour la suite.

Je n’ai pas été déçue par la poulette fermière d’Emile Jung du Crocodile, mais c’est surtout sa disponibilité et sa générosité envers les gens qui ont retenu mon attention. J’ai de plus en plus la certitude que c’est la simplicité et la gentillesse des gens talentueux qui font leur succès.

Mais ce que j’ai le plus aimé manger c’est le rouget sur un écrasé de pommes charlotte et chips de lomo ibérique de Jean-Georges Klein de l’Arnsourg. Un délice de finesse que j’ai mangé deux fois grâce à Flore une amie de Suzanne qui n’hésite pas à passer devant tout le monde pour chercher à manger.  » ça fait punk à chien mais j’assume » dixit la demoiselle qui n’a rien d’un punk à chien.

Durant tout l’après-midi et ce malgré deux averses, nous nous sommes régalés de tous ces mets en buvant un des délicieux Cabernet d’Anjou et en écoutant de la musique. Mais pour tout vous dire, j’étais aussi là pour voir le beau gosse de la cuisine le Basque Inaki Aizpitarte, chef du Chateaubriand à Paris. Depuis le temps qu’on parle de lui j’étais assez contente de pouvoir le voir. Mais il a fallu deux heures avant que je comprenne qu’il n’avait pas annulé mais qu’il était caché derrière des arbres loin des autres cuisiniers. Autant il fallait parfois 30mn pour manger autant chez lui c’était le désert. Pour une raison inconnue il a complètement été isolé. Résultat des courses, il était très énervé, fermé et pas du tout accessible. Je n’avais plus du tout envie de lui parler et je trouve ça dommage. Je comprends sa frustration et sa colère mais j’estime qu’il aurait dû dépasser ça. En plus on ne peut pas dire que j’ai été très emballée par ce qu’il avait préparé. Tant pis.

Bilan de cette journée plus que positif, des chefs étoilés, 1412 amis, du vin et de la musique que demander de mieux.

photo ci-dessus Dimitri Staub

Alors un conseil, si le fooding passe chez vous ne manquez pas ça.

  • Paris 22 juin de 12h à 16h. Esplanade de la bibliothèque François Mitterrand.
  • Nice 29 juin de 12h à 16h. Ecole et Centre National d’Art Contemporain
  • Lyon – juillet de 18h à 22h. Les Subsistances

10 Commentaires

  • barbievuitton dit :

    Miam tu me donnes faim,j’espère qu’ ils passeront à nantes

  • Lilipucette dit :

    Ca avait l’air sympa … j’avoue que je connaissais pas ce genre de truc … par contre un basque de mauvais humeur c’est possible ca !!!!

  • mysterioustyle dit :

    salut wafa,
    eh ben si j’avais si qu’un dimanche où je m’ennuyais à mourir il y aurait  » ça » ! je sais vite où mes jambes auront couru!!! dommage !! mais dis moi où t’as su qu’il y allait avoir cet expo de miam miam hihihi? bisous

  • Wafa dit :

    @Barbievuitton: Ce n’est pas prévu pour cet été mais va voir sur leur site pour la rentrée: http://www.lefooding.com
    @Lilipucette: Ils seront à Paris samedi. Les Basque ont mauvais caractère ? Ah ok, je comprends! 😉
    @Mysterioustyle: J’ai lu ça dans le Reflet DNA

  • orange dit :

    bien entendu, ils ne passent pas par Clermont…
    pourtant, on sait ce que c’est de la bonne bouffe, NOUS !

  • Miss Zen dit :

    un pic-nic, du fooding, un parc et un punk a chien : quoi de mieux pour se bouger le popotin !

  • Wafa dit :

    @Orange: Il faudrait que tu regardes sur leur site.
    @Miss Zen: Il ne manquait rien

  • Marie-laure dit :

    yeah! merci miss! tu m’as donné encore plus l’envie d’y aller! 🙂
    tu permet que je link ton post ds mon sujet?

  • Wafa dit :

    Pas de problème. Tu nous raconteras!

  • Stazzy dit :

    Nous on été un peu deçus. Pas par la nourriture, mais la moitie des choses était déjà fini quand on est arrivés devant le stand. On aurait dû venir à midi est pas à 14h…

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