Cendrillon

03.17.2008

Il y a un petit moment déjà que je n’ai pas parlé mode sur ce blog. Il faut dire que depuis un petit moment, je ne fais plus les boutiques et je suis extrêmement fatiguée, ché pô c’que j’ai. Mais ceci fera l’objet d’un prochain billet et ce n’est pas de cela dont je voudrais vous parler.

Je vis depuis quelques mois, un véritable drame, mes pieds ont décidé d’entrer en guerre avec mes chaussures. Entre eux c’était pourtant une belle histoire d’amour débutée il y a sept ans. Tout a commencé lorsque ma vie a été boulversée par une rencontre avec une paire de chaussures. Je passais devant la vitrine de chez Kenzo quand tout à coup mon regard s’est porté sur une paire de hauts talons noirs. Moi qui ne jurais que par mes baskets, je suis tombée amoureuse de ces sublimes talons avec des lanières en forme de feuilles. J’imaginais difficilement les porter mais elles étaient tellement belles que j’étais prête à tout pour les avoir. Il demeurait tout de même un obstacle de taille: LE PRIX ! 1200 Francs pour des chaussures à l’époque je ne pouvais même pas l’envisager mais l’envie fut la plus forte et j’ai cassé ma tirelire pour les acheter.

Pendant des semaines je me suis baladée haut perchée, le sourire aux lèvres, le bonheur. Ce fut le début d’une belle relation amoureuse avec les beaux souliers et le début de ma petite collection. Je n’ai pas de souvenir précis des tous mes achats mais je me souviens avec délices de mes premières fois avec Sergio Rossi, Chanel, Vivienne Westwood, Gucci et autres bien meilleur marché. J’entretenais avec chacune de ces paires une relation charnelle.

Célibataire endurcie, j’avais fait mienne la phrase de mon amie Carrie  » C’est parfois difficile d’être dans les chaussures d’une célibataire, c’est pourquoi nous avons besoin d’en avoir de vraiment très spéciales, afin de rendre le chemin un peu plus amusant. »  C’était devenue mon petit truc, comme Punky et ses jeans larges, Marie et ses slims ou Gal et ses sacs. La plus simple des tenues était sublimée par mes centimètres supplémentaires. Ce qui me donnait il faut bien le dire une certaine assurance. Les choses ont toutefois commencé à changer il y a quelques mois. A chaque fois que je portais plus de 3 cm, les douleurs devenaient insupportables. Le pieds serré, des ampoules, douleurs aux genous, maux de dos, une véritable torture. Verdict du podologue « Vos pieds se sont écrasés, la faute aux ballerines ». Les fourbes!!! Mes pieds voulaient respirer la rupture semblait consommée. L’assurance a fait place à des grimaces peu flatteuses et petit à petit les talons ont fait place aux bottes plates et baskets. Plus moyen de gambader à travers la ville en faisant raisonner mes talons, elles restent bien gentillement dans leurs boîtes au fond de mon dressing.

Entre nous elles me manquent terriblement et je rêve du jour prochain où nous nous retrouverons à nouveau. Je marcherais alors d’un pas chaloupé à travers la ville, sourire aux lèvres et tête haute. Je redeviendrais comme avant. Avant quoi d’ailleurs? Avant lui. Car quand j’y pense le début du désamour entre mes pieds et mes chaussures à commencé à peu près à l’époque de ma rencontre avec Pacsou. Est-ce à dire que le fait d’avoir trouvé mon « prince charmant » a mis un terme à ma quète du parfait soulier ? peut-être pas. …Nous avons toutes grandies en écoutant l’histoire de la pauvre Cendrillon retrouvée par son Prince grâce à son soulier de verre (ou vaire, il y a 2 écoles). Moi des crapaux j’en rencontrais pas mal mais des princes pas vraiment, alors en jeune femme moderne, j’avais décidé de ne pas attendre pour être une princesse. Je m’offrais de beaux souliers, pas besoin d’être choisie, j’étais libre de me gâter. Et puis un jour nous nous sommes rencontré et doucement je n’ai plus ressenti le besoin d’être plus grande, différente ou originale. Mon look est devenu plus sage sans même l’avoir décidé. J’ai été choisi et ma quête du soulier idéal a cessé. Il ne reste plus désormais qu’à pouvoir chausser à nouveau celles qui m’ont porté quand je n’avais personne sur qui m’appuyer.

Chaussures Zadig & VoltaireChaussures Zadig & Voltaire (detail)Chaussures Zadig & Voltaire (detail)Chaussures ChanelChaussures Chanel Chaussures ChanelChaussures Chanel (détail)Chaussures KEnzoChaussures Kenzo (detail)Chaussures KEnzoChaussures ZaraChaussures ChanelChaussures Chanel (Détail)Chaussures ChanelChaussures Chanel (Détail) dsc03588.jpg 

16 Commentaires

  • Lilipucette dit :

    C’est drole je vis la même chose que toi (même si j’ai jamais depensé 1200 € pour des chaussures) mais pendant des années j’ai porté des talons hauts (et les fringues qui vont avec d’ailleurs) et puis j’ai rencontré cheri et depuis c’est ballerine plate, basket … j’aime bien l’analyse que tu fais, dans mon cas, ca doit etre ca aussi !!!

  • Le Pacsou dit :

    Heu, je crois que c’est plutôt 1200 Francs que 1200 euros !
    Enfin moi je dis ça…
    C’est pas mes chaussures hein 😉

  • Lilipucette dit :

    Je trouvais aussi que 1200 € c’était tres tres cher !!!!

  • emma dit :

    Waow elles sont super belles les Zadig. En ce moment j’en ai un peu marre du cheap et ça me donne encore plus envie d’investir dans un truc un peu cher mais vraiment joli (m’enfin ça dépendra surtout du compte en banque).
    C’est fou ce que les vêtements d’une fille disent sur son histoire… et ce que les talons hauts symbolisent, j’ai l’impression qu’ils ont toujours un sens un peu caché, changeant selon la fille qui les porte

  • barbievuiton dit :

    Donc, ça veut dire que tu n’achètera plus de chaussures à talons!

  • barbievuiton dit :

    Mais tts tes chaussures sont comme neuve!

  • Miss Zen dit :

    Bravo quelle belle histoire de chaussure et de mode – c’est joliment raconté ! Perso je n’arrive pas à porter des vrais talons plus d’une fois par semaine mes pieds et mes chevilles se rebellent !

  • Wafa dit :

    @Lili:Tu crois qu’on va finir en Charentaises?
    @Pacsou: Oui, je n’ai pas encore dépensé une somme aussi importante pour un vêtement ou accessoire.
    @Emma: On dit que l’habit ne fait pas le moine pourtant je trouve que les vêtements en disent souvent longs sur ceux qui les portent
    @Barbie: J’espère bien que si mais pour l’instant mes douleurs gâchent un peu mon envie. C’est vrai que mes chaussures tiennent bien la route, à part les 2 paires de bottes Zara achetées il y a peu et qui st déjà toutes pourries.
    @Miss Zen: Merci bcp. Dis-moi tes collègues new-yorkaises portent-elles des talons ?

  • barbievuiton dit :

    Et tes louboutin noire!

  • C’est quelle marque, les dernières ? Longtemps, j’ai rêvé de salomés bicolores de Chanel, dont je ne sais seulement si elles ont existé telles que je les ai imaginées ! Belle collection, dommage que tu ne puisses plus les porter.

  • Wafa dit :

    @Barbie: des Louboutin? J’en rêve mais je n’en ai pas. En même tps qd on connait la hauteur des Louboutin, en ce moment elles dormiraient dans mon dressing.
    @Frieda: Ce sont des Sergio Rossi, mais je n’ai pas shooté toutes mes chaussures, il y en a pas mal. Je ne laisse pas tomber, il n’est pas question de ne plus porter de talons. Je pense seulement que je les porterais le soir ou en journée l’été quand je suis à vélo 😉

  • ficelle dit :

    c’est toujours rassurant de savoir que nombreuses sont celles dont le pied souffre à partir d’une certaine hauteur… On se dit que c’est pas juste une histoire de destin, et qu’on est pas la seule à avoir été envoutée du pied ! Dans la vraie histoire de Cendrillon, les soeurs se coupent les orteils pour essayer d’enfiler la pantoufle (la description originale est assez gore) : donc cendrillon (qui trouve son prince au lieu de crapauds) est une vraie fille qui préfère l’amour que morfler dans la chaussure qui le fait ! Prendre son pied, ça a un rapport avec l’amour, pas avec la mode 😉
    PS : ceci dit, l’échantillon photos de ta shoes penderie donne très envie !

  • Wafa dit :

    @Ficelle: Tous ces symboles. Il y a aussi être bien ds ses chaussures!

  • VI dit :

    Wow wow, quel beau billet ! ça, s’il y en a une autre centaines, c publiable… Enfin ce que j’en dis moi, avis d’un poisson de l’édition…

  • VI dit :

    centaine sans « s », sorry

  • Wafa dit :

    @Vi: Dis tu publieras mon livre?

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