Burn out

02.28.2019

Vous êtes nombreuses à m’avoir posé des questions sur mes soucis de ces derniers mois et j’avoue que même si on pouvait lire entre les lignes, je n’avais pas envie d’en dire plus. Et puis finalement j’ai pensé que cela pouvait parler à certains et peut-être leur faire comprendre ce qu’est un burn out.

Je suis une fille angoissée, je n’ai pas confiance en moi, je doute de tout, j’ai peur de beaucoup de choses, imagine souvent le pire et je passe mon temps à ruminer. En vérité je devrais dire, j’étais comme ça, car depuis plusieurs mois, j’emprunte un autre chemin.

J’apprends à m’écouter, à lire les événements de manière différentes, j’essaye de me projeter dans des situations heureuses et j’ai croisé la route de plusieurs bonnes fées.

Tout a un peu commencé avec la Good Mood Class de Sophie Trem. Comme je vous le disais à l’époque j’avais vraiment été portée par l’énergie de cette expérience et j’en avais retenu que la vie qu’on a est celle que l’on projette, que rien n’est figé, qu’il y a des signes qu’il faut savoir lire et que parfois les choses passent par le corps. J’en sortais avec l’idée que je devais me réaliser.

Je me sentais portée, heureuse, tout allait bien

Un mois plus tard,  jour pour jour, après un très chouette weekend de Pâques, la machine s’est arrêtée. Ce jour-là je n’ai pas pu aller travailler, j’ai craqué. En quelques mois, j’avais été touchée par le décès de deux femmes que je connaissais. Et surtout je ne supportais plus du tout mon travail, une ambiance très difficile liée à une personne, l’absence de soutien de ceux qui auraient dû m’entendre, une atmosphère pesante, beaucoup de médisance, de jugements, de critiques, une baisse d’activité, tout cela a eu raison de moi.

Au départ je  pensais que m’arrêter et me reposer pourraient suffire. J’ai passé les premiers jours comme sidérée, je ne comprenais pas ce qui était en train de se passer et surtout je culpabilisais et j’avais peur. Peur de quoi je n’en savais rien mais j’avais peur. Je sortais uniquement pour chercher les enfants à l’école et je restais chez moi à pleurer le reste du temps. J’ai arrêté de les mettre à la cantine et au périscolaire, je culpabilisais et il fallait dans ma tête que je sois occupée par les enfants le plus possible. Je devenais mère à 1000%.

Très vite, la fatigue est arrivée, une très grosse fatigue dont je n’arrivais pas à me remettre. Analyses, vitamines, rien n’y faisait. J’étais épuisée.

C’est en allant dans le Sud pour un mariage merveilleux, que j’ai compris. 24h avant je ne voulais plus partir pensant que ça allait être insurmontable tant j’étais épuisée. Mais une fois sur place, j’étais en pleine forme, souriante, heureuse.

Le message était clair, mon mental avait pris le dessus sur mon corps.

J’ai alors essayé de me motiver, de m’occuper un peu plus de moi mais sans succès. Je n’arrivais à rien, à part m’occuper des enfants je ne pouvais rien faire d’autre.

C’est à ce moment que lors d’une dédicace j’ai rencontré Lili Barbery. Je la connaissais peu, mais mes copines Juliette et Michèle (mes précieuses) la suivaient sur Instagram et Sophie la connaissait aussi. Cette fille était tellement lumineuse, simple et à l’écoute des autres que j’ai commencé à la suivre sur Instagram aussi. Son changement de vie m’a beaucoup inspiré et surtout ma fait comprendre que je voulais aller vers la lumière.

Pour autant à chaque fois que j’abordais le travail, je faisais une crise. Je culpabilisais en permanence. A ce moment, les messages de deux de mes collègues m’ont vraiment aidé et libéré. Ils étaient compréhensifs, encourageants, gentils et bizarrement que cela vienne d’eux était très important. J’ai arrêté de culpabiliser mais je n’allais pas mieux.

Les vacances sont arrivées et mon espoir de reconstruction aussi. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Alors que j’étais en famille et avec des amis, dans un chouette endroit, des manifestations physiques de mon état ont fait leur apparition. Attaques de paniques, crises d’angoisse, palpitations, le cauchemar. Quinze jours après notre retour alors qu’un ami m’avait permis de passer une journée rien qu’à moi en s’occupant des enfants, j’ai eu une sorte de migraine qui ne m’a pas quittée pendant un mois. Une partie de mon visage s’est comme paralysée, je ne pouvais plus me concentrer, j’avais une pression dans les oreilles et le nez, l’impression qu’on écrasait mon visage. Scanner, IRM, urgences à répétition , rien. Mon corps avait simplement lâché.

Après avoir vu toutes sortes de spécialistes, j’ai accepté d’aller voir un psy et surtout accepté que je faisais un burn out. Très vite, les choses sont allées un peu mieux.

Grâce à Juliette, j’ai également découvert les podcasts de Clotilde Dusoulier « Change ma vie ». J’ai appris énormément de choses grâce à elle et j’ai avancé un peu plus vers la sérénité. C’est devenu mon rendez-vous incontournable du jeudi.

Le moment était venu de retourner au travail. 

Je me sentais mieux, pas guérie mais mieux et il était temps d’envisager mon retour. C’est là qu’on m’a proposé d’animer un atelier pour l’anniversaire d’un centre commercial. Je ne me voyais pas du tout faire ce genre de chose surtout dans mon état mais je me suis laissée convaincre par les médecins et mes proches que ce serait un bon moyen de revenir à la vie. Une copine qui présente une émission m’a alors proposé une interview avec Anna pour présenter l’atelier. Après beaucoup d’hésitations et de stress j’ai dit oui, sans savoir que cela changerait toute ma vie.

Je n’aurais jamais imaginé la méchanceté et la volonté de nuire des gens. Je n’entrerai pas dans les détails mais la vidéo de l’interview a été diffusée à mon travail et s’en est suivi une série de choses pas très agréables qui ont eu pour effet de me faire à nouveau plonger.

Everything happens for a good reason

Sur le coup j’ai mal réagi, sans soupçonner à quel point j’avais changé. Tout arrive pour une bonne raison c’est ce que répète souvent ma copine Sophie. Parfois quand on fait fausse route, la vie se charge de vous remettre dans le droit chemin. En allant mieux j’avais pensé qu’il fallait que je retourne au travail alors que c’était la raison de mon mal-être. Cet événement douloureux s’en est chargé pour moi. Je ne pouvais plus jamais y retourner.

L’argent, la sécurité sont une réalité mais être en bonne santé physique et mentale est plus important que le reste. La machine était lancée il fallait que je me libère de ce poids. Rien ne serait facile mais je devais le faire.

J’ai beaucoup lu et écouté de choses sur le pouvoir de l’intention, de la projection. Alors le 31 décembre, je suis allée voir mon médecin pour prolonger mon arrêt maladie. J’y suis allée le 31 et pas le 2 janvier comme prévu. Je lui ai dit que je voulais que ce soit le dernier arrêt, que je préférais terminer l’année comme ça plutôt que de la commencer. C’était très important pour moi, il fallait que je donne une direction à ma vie, que je sois actrice de cette histoire et plus seulement spectatrice.

Et puis après 9 mois de maladie, contre toute attente les choses ont évolué et se sont réglées. Dans quelques jours je tournerais la page de presque 18 ans de ma vie. Les chiffres ont du sens.

Je ne sais pas du tout ce que je vais faire, ni comment les choses vont se passer. Je sais simplement qu’une nouvelle personne est née 9 mois après s’être brisée. Pour la première fois aussi, je n’ai pas peur. J’ai rencontré de belles personnes, je travaille sur moi. J’ai pris mes distances avec les gens négatifs et les ambiances toxiques.

J’ai de l’amour et de la force

Ces derniers mois, j’ai eu beaucoup de chance d’avoir une famille solide et aimante pour qui les choses ont été difficiles aussi, des amis anciens et nouveaux encourageants et réconfortants. Je crois que je deviens une meilleure personne.

Voilà, vous savez tout. Aujourd’hui j’ai bien envie de recommencer ma série de petits bonheurs, j’essaye de retrouver l’énergie nécessaire pour écrire une nouvelle histoire.

En photo deux bagues que j’adore offertes par Ô Necklace . Je tenais à ces deux petits mots pour ne pas oublier le plus important (L’amour-love et la force-strength)

 

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12 Commentaires

  • Mélanie dit :

    Merci pour cet article

  • sophinet dit :

    Plein de bises !

  • Bouchine dit :

    En effet il n’ y a pas de hasard… Chaque fois que je tombe « par hasard » sur l’un de tes posts Instagram que je lis un de tes articles cela me plaît… et me réconforte comme si je retombais sur une copine (rigolo vu que je dois avoir environ 20 ans de plus que toi …) que j’aurais perdue de vue et que je retrouve avec plaisir.
    Je ne te dirai pas de banalités du genre que tu vas remonter la pente que ça va aller…etc parce que d’une part tu le sais bien que ça ira mieux et que d’autre part ces mots vides n’ont jamais fait avancer quoi que ce soit.
    Par contre je peux te dire que vu de l’extérieur ta jolie famille est top et ne peut que continuer à être top. Et pour tout le reste … on verra bien!

    • Wafa dit :

      Tes mots me touchent beaucoup. Je me sens mieux aujourd’hui et surtout j’ai décidé de prendre mon temps. Merci pour ton soutien 🙂

  • belarbi soraya dit :

    Inutile de dire que j ai chialer hein……moi c était il y a 3ans et maintenant je vais mieux…. mais quelques fois des rechutes mais bon ….. il me faudra encore un peu de tps…….plein de bizous wafa…… courage

  • Julie dit :

    Je me souviens qu’à une époque tu avais parlé de crises d’angoisse. As-tu pris des médicaments pour t’en sortir ? J’ai pris des anxiolytiques mais le sevrage est horrible. En tout cas, merci de ton témoignage, sensé et intelligent comme d’habitude.

    • Wafa dit :

      Oui un anxiolytique léger de temps en temps pour me détendre avant de dormir et une sorte d’antidépresseurs aux plantes, en vente libre donc sans aucun effet addictifs. Je refuse de prendre des antidépresseurs pour en avoir pris il y a très longtemps je sais que pour moi c’est plus nocif qu’autre chose. Mais chacun est différent. Le plus efficace reste la thérapie, sans ça il est vraiment inutile de prendre des médicaments.

  • Virginie dit :

    Bonjour Wafa, je suis une lectrice dillétante de ton blog, et j’y suis revenue par besoin de me retrouver, prenant du temps pour moi en plein passage de turbulences professionnelle aussi : éh oui mon capitaine 🙂 et je découvre que toi aussi tu es passée par là. Merci de ton article, tes mots et tes conseils précieux. J’espère bien sincèrement que tu es en route pour de nouvelles aventures : One Life yes ! Je t’embrasse avec beaucoup d’amitié et de good vibes.

    • Wafa dit :

      Bonjour Virginie,

      Merci pour tes mots, tout va beaucoup mieux aujourd’hui , j’espère que ce sera vite le cas pour toi aussi 🙂

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