Beau rôle

03.27.2008

beau-role.jpg  Alors voilà, il y a bien des raisons qui amènent à lire un livre. Un article, une émission tv ou radio, un conseil d’ami, la lecture de la 4ème de couv en librairie et la belle gueule de l’écrivain. La vérité c’est qu’au départ ce qui m’a amenée à lire Beau rôle, c’est le physique de son auteur Nicolas Fargues. Nicolas, je me permets de l’appeler comme ça car j’ai passé plusieurs heures dans mon lit avec lui, forcément ça crée des liens. Nicolas, je disais, il ressemble à l’ex de Carla, l’actuelle de Nicolas, l’autre, pas le beau. En gros il est beau, ça tombe bien son livre s’appelle Beau rôle. Je l’ai vu à la télé plusieurs fois, mais à chaque fois on avait déjà parlé de son roman. Pas grave, je me dis qu’un type pareil doit avoir des choses sympas à dire. Voilà comment a débuté ma lecture de ce livre.

Au départ, je dois dire que j’étais assez sceptique, l’accumulation de marques citées, propre à la littérature moderne, j’en ai un peu marre. Et puis le cliché du trentenaire désabusé, lu et relu. C’était mal parti cette histoire.

Mais je remarque que j’ai oublié de vous dire de quoi ça cause cette histoire. Antoine Mac Pola est un jeune acteur qui accède à une certaine notoriété grâce à son dernier film. Il est insupportable de suffisance et de condescendance pour les autres, ce qu’il cache habilement derrière une fausse modestie. Métis, pas assez noir aux Caraïbes pas assez blanc en France, il a du mal à trouver sa place.
A travers l’histoire ce jeune acteur Nicolas Fargues nous amène à réfléchir sur le racisme et l’hypocrisie de notre société, l’angoisse de l’âge ou le cinéma français.
Au départ un peu agacée par la succession de citations de marques ou les interminables descriptions des films de Soderbergh, j’ai fini par prendre un grand plaisir à lire ce roman. Bien écrit, intelligent, rythmé, ce n’est pas le roman de l’année mais j’ai passé un bon moment.
J’ai réalisé plus tard que j’avais déjà lu deux autres romans de Nicolas Fargues One Man Show et J’étais derrière toi.

4 Commentaires

  • ficelle dit :

    ahhh… Je tombe sur ton texte juste là maintenant, alors que je dois décider ce matin du texte à mettre sur la 4ème de couverture de mon petit livre qui va être édité. Je me disais, je vais me changer les idées et voilà… J’ai pas mis ma photo, je suis pas sure du texte de la 4ème, je vais pas passer à la télé… C’est excitant, mais ça fait très peur aussi !

  • Wafa dit :

    Tu as écris un livre c’est génial. Il parle de quoi, je pourrais le lire quand? Tu as raison c’est super excitant. Et pourquoi tu ne passerais pas à la télé dis-moi? Je veux tout savoir!!!

  • ficelle dit :

    Le titre, c’est La libraire a aimé. Et ça sort le 15 avril quelque chose comme ça (d’où ce matin les ultimes choix… et ton billet qui dit toutes les questions que je me pose). J’espère qu’il sera chez Quai des Brumes très vite en suivant. Il parle, il parle, il… de gens qui t’observent aux terrasses des cafés, qui inventent ta vie, d’une libraire qui devient de plus en + vivante au fur et à mesure que je l’invente, d’un monsieur qui disparait, d’un photographe de cadavres, de paul auster croisé à new-york, d’un vieil oncle qui a un nain comme majordome, d’une anglaise qui collectionne les objets cassés pendant les disputes, de s’engager dans la vie, de moi et de nous, de tout et de rien, de la vie plus forte que l’imagination ou le contraire… C’est un petit bouquin pour faire du bien (j’espère, je crois). Voilà ! Tu vois, je suis totalement zen 😉

  • Wafa dit :

    C’est une sacrée aventure en tout cas. J’ai hâte de pouvoir lire ton livre.

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