Fooding or not fooding
Publié par Wafa dans Miam, tags: Action contre la faim, Arts dĂ©co, Au Crocodile, blog, cuisine, Emile Jung, Fooding, Inaki Aizpitarte, Jean-Georges Klein, L'Arnsbourg, mode, Richard Maier, Strasbourg, WafaLe dimanche habituellement chez moi c’est journĂ©e off. Au mieux par beau temps je vais larver dans un parc au pire Je glande chez moi dans mes plus beaux habits (bas de pyjama Calvin Klein avec un Ă©lastique dĂ©tendu, mes chaussettes Hello Kitty…) pour le plus grand bonheur du Pacsou qui comme vous l’imaginez est lui lavĂ©, parfumĂ© et habillĂ©.
Mais une fois n’est pas coutume ce dimanche, j’ai fais l’effort de mettre le nez dehors et d’aller jusqu’aux Arts DĂ©co (Ă 150m de chez moi). Bouger mon booty un dimanche pour voir une expo ça m’arrive mais pas cette fois. Ce dimanche avait lieu le grand fooding d’Ă©tĂ©.
Le fooding kesako me direz-vous ? D’après WikipĂ©dia c’est la contraction du mot food (nourriture en anglais) et feeling (ressenti en anglais). L’objectif du fooding est de se dĂ©faire des conventions traditionnelles de la cuisine pour donner la possibilitĂ© aux chefs de s’Ă©manciper librement dans la modernitĂ©, voire dans la tradition. Le fooding tente de rĂ©unir tous les courants gastronomiques, comme la world food, la fusion food, le easy eating, la street food, la « bistronomie », et veut rompre avec une vision Ă©triquĂ©e, jugĂ©e trop conservatrice, des plaisirs de la table. C’est l’art de cuisiner et de manger dans certaines dispositions d’esprit : appĂ©tit de la nouveautĂ©, refus de l’ennui, envie de sincĂ©ritĂ©, de fun et, surtout, de manger avec son temps.
Vous avez compris? Et bien le fooding cette fois c’Ă©tait un grand pique-nique organisĂ© au sein des jardins des Arts DĂ©co de Strasbourg. Un pique-nique oui mais avec quelques uns des plus grands chefs Alsaciens ainsi que des Marseillais et un Basque. Le plus Ă©tant que tous les bĂ©nĂ©fices Ă©taient reversĂ©s Ă Action contre la Faim.
Tout Ă©tait très bien organisĂ©. Dès l’entrĂ©e une nappe, une fourchette, un ticket pour un verre de Ricard et un autre pour du vin Ă©taient remis.
Ensuite armé de patience, nous avons commencé à faire la queue pour goûter aux préparations de tous ces chefs.
Pas de pastis pour moi mais un cornet de panisses anchois, olive et tomate préparés par Jérémy Julien et Xavier Chalmin des Akolytes à Marseille. Puis des pousses de cresson algues wakamé et bonbon de saumon frais de Richad Meier du R à Strasbourg. Autant dire que cela laissait présager du meilleur pour la suite.
Je n’ai pas Ă©tĂ© déçue par la poulette fermière d’Emile Jung du Crocodile, mais c’est surtout sa disponibilitĂ© et sa gĂ©nĂ©rositĂ© envers les gens qui ont retenu mon attention. J’ai de plus en plus la certitude que c’est la simplicitĂ© et la gentillesse des gens talentueux qui font leur succès.
Mais ce que j’ai le plus aimĂ© manger c’est le rouget sur un Ă©crasĂ© de pommes charlotte et chips de lomo ibĂ©rique de Jean-Georges Klein de l’Arnsourg. Un dĂ©lice de finesse que j’ai mangĂ© deux fois grâce Ă Flore une amie de Suzanne qui n’hĂ©site pas Ă passer devant tout le monde pour chercher Ă manger. ” ça fait punk Ă chien mais j’assume” dixit la demoiselle qui n’a rien d’un punk Ă chien.
Durant tout l’après-midi et ce malgrĂ© deux averses, nous nous sommes rĂ©galĂ©s de tous ces mets en buvant un des dĂ©licieux Cabernet d’Anjou et en Ă©coutant de la musique. Mais pour tout vous dire, j’Ă©tais aussi lĂ pour voir le beau gosse de la cuisine le Basque Inaki Aizpitarte, chef du Chateaubriand Ă Paris. Depuis le temps qu’on parle de lui j’Ă©tais assez contente de pouvoir le voir. Mais il a fallu deux heures avant que je comprenne qu’il n’avait pas annulĂ© mais qu’il Ă©tait cachĂ© derrière des arbres loin des autres cuisiniers. Autant il fallait parfois 30mn pour manger autant chez lui c’Ă©tait le dĂ©sert. Pour une raison inconnue il a complètement Ă©tĂ© isolĂ©. RĂ©sultat des courses, il Ă©tait très Ă©nervĂ©, fermĂ© et pas du tout accessible. Je n’avais plus du tout envie de lui parler et je trouve ça dommage. Je comprends sa frustration et sa colère mais j’estime qu’il aurait dĂ» dĂ©passer ça. En plus on ne peut pas dire que j’ai Ă©tĂ© très emballĂ©e par ce qu’il avait prĂ©parĂ©. Tant pis.
Bilan de cette journée plus que positif, des chefs étoilés, 1412 amis, du vin et de la musique que demander de mieux.
photo ci-dessus Dimitri Staub
Alors un conseil, si le fooding passe chez vous ne manquez pas ça.
- Paris 22 juin de 12h à 16h. Esplanade de la bibliothèque François Mitterrand.
- Nice 29 juin de 12h Ă 16h. Ecole et Centre National d’Art Contemporain
- Lyon - juillet de 18h Ă 22h. Les Subsistances








Bulletins (RSS)
17 juin 2008 à 13:01
Miam tu me donnes faim,j’espère qu’ ils passeront Ă nantes
17 juin 2008 à 21:22
Ca avait l’air sympa … j’avoue que je connaissais pas ce genre de truc … par contre un basque de mauvais humeur c’est possible ca !!!!
18 juin 2008 à 1:38
salut wafa,
eh ben si j’avais si qu’un dimanche oĂą je m’ennuyais Ă mourir il y aurait ” ça” ! je sais vite oĂą mes jambes auront couru!!! dommage !! mais dis moi oĂą t’as su qu’il y allait avoir cet expo de miam miam hihihi? bisous
18 juin 2008 à 7:36
@Barbievuitton: Ce n’est pas prĂ©vu pour cet Ă©tĂ© mais va voir sur leur site pour la rentrĂ©e: http://www.lefooding.com
@Lilipucette: Ils seront à Paris samedi. Les Basque ont mauvais caractère ? Ah ok, je comprends!
@Mysterioustyle: J’ai lu ça dans le Reflet DNA
18 juin 2008 à 10:19
bien entendu, ils ne passent pas par Clermont…
pourtant, on sait ce que c’est de la bonne bouffe, NOUS !
19 juin 2008 à 7:10
un pic-nic, du fooding, un parc et un punk a chien : quoi de mieux pour se bouger le popotin !
19 juin 2008 à 7:39
@Orange: Il faudrait que tu regardes sur leur site.
@Miss Zen: Il ne manquait rien
19 juin 2008 à 9:33
yeah! merci miss! tu m’as donnĂ© encore plus l’envie d’y aller!
tu permet que je link ton post ds mon sujet?
19 juin 2008 à 9:52
Pas de problème. Tu nous raconteras!
15 juillet 2008 à 18:44
Nous on Ă©tĂ© un peu deçus. Pas par la nourriture, mais la moitie des choses Ă©tait dĂ©jĂ fini quand on est arrivĂ©s devant le stand. On aurait dĂ» venir Ă midi est pas Ă 14h…