Archives pour mars 2008

strpe-tease.jpg Nouvelle rubrique aujourd’hui car je ne pouvais pas passer sous silence le retour de Strip-Tease sur France 3. Hier soir c’Ă©tait du lourd “Police et Polissons”, je n’ai pas vu le dĂ©but du reportage en quatre parties mais quand je suis tombĂ©e dessus impossible de zapper. L’histoire est celle-ci, Arnaud est flic et participe Ă  un programme pilote avec l’Education Nationale dont le but est de remettre les sauvageons dans le droit chemin. Pour cela il dĂ©cide avec son Ă©quipe d’employer les grands moyens. Encadrement musclĂ©, intimidation, un vrai programme de “bonshommes”. Car cette expression Arnaud il l’a kiffe comme tous les clichĂ©s sur la police. Il est jeune Arnaud et il a certainement regardĂ© beaucoup de films et sĂ©ries US, jouer au good cop et au bad cop, il aime.

Sa victime s’appelle Gianni, 16 ans, glandeur, cancre et fumeur de joint, un vrai caĂŻd. Gianni, il ne veut pas aller Ă  l’Ă©cole, il prĂ©fère fumer des joints avec ses potes en tenant les murs et sa mère et Arnaud ça les Ă©nèrve beaucoup. Alors Arnaud, il dĂ©cide de le faire suivre par une Super Nanny dont la seule formation est d’avoir des enfants. Elle est mĂ©chante et très chiante, parfois elle crie parce que Gianni il fait rien qu’Ă  glander et il ne veut pas aller bosser. 

stripe tease arnaud Du coup Arnaud, il le menace en mâchant son chewing-gum très fort et en disant des gros mots qui font peur “Tu veux jouer les bonshommes? Quoi kesta ? Tu dis quoi (rien justement)” Parfois mĂŞme il se jette sur Gianni et lui fait un plaquage au sol car il est vachement souple comme flic et sportif mĂŞme. D’ailleurs il aime bien faire du sport avec Gianni, de la boxe par exemple. Car la boxe c’est pas un sport de tafiole comme il dit et c’est cool car on peut de dĂ©fouler sur avec Gianni. Faut dire que cet ado il est très dangereux ça se voit, mĂŞme qu’il a plein de photos de voitures dans sa chambre et il regarde “7 Ă  la maison” sur TF1. Mais sa mère elle n’en peut plus. Quand il Ă©tait petit ça allait il passait la semaine chez la nourrice mais aujourd’hui elle ne le supporte plus car il mange rien que des cochonneries pas Ă©quilibrĂ©es.Un jour Aranud il dĂ©cide que ça va bien la glandouille et que maintenant il va falloir apprendre Ă  bosser comme un homme. Mais Gianni bosser il ne veut pas. Alors Arnaud il se fâche “Tu joues ta petite fiote lĂ ? T’es vraiment une merde, espèce de connard? Tu veux faire ta p*** dans la cave du quartier?” Le policier voudrait bien que le petit apprenne les bonnes manières et se comporte en adulte et pour cela il est obligĂ© d’employer les grands moyens. Quitte Ă  se battre un peu avec lui, qui aime bien châtie bien. Après un petit stage comme commis de salle dans un restaurant, il dĂ©cide de le confier Ă  un ami patron d’une sociĂ©tĂ© de sĂ©curitĂ©. Parce que Gianni il faut bien qu’il comprenne un peu la vie, bordel.

Dans l’Ă©pisode 2, Gianni dĂ©couvre les joies de la sĂ©curitĂ© avec son pote Johnny. Johnny il en a, c’est un homme un vrai et il est content de faire dĂ©couvrir son joli mĂ©tier au dĂ©linquant. Chemise, cravate, Rangers et discipline. Les règles aussi il doit les apprendre, comme Ă  l’Ă©cole. Alors Johnny il lui explique tout cela bien gentiment sur son beau tableau blanc. Un bon bonne agent keske c’est? (On dit bonne pas bon pfff tout le monde le sait). Faire la sĂ©curitĂ© c’est passionnant mais Gianni il s’en fout il trouve ça nul, alors il tombe malade. Mais Super Nanny et Arnaud ils ne sont pas dupes alors elle dĂ©cide de venir le chercher par la peau des fesses. et lĂ  Gianni il dĂ©cide de se rebeller et de gueuler car il commence Ă  en avoir marre de bosser pour peanuts et la sĂ©curitĂ© il trouve ça bien nul.  Du coup, il passe 2 heures Ă  se prĂ©parer et ça la Nanny ça la rend dingue. Mais elle ne lâche pas l’affaire et l’accompagne au travail. LĂ  Johnny, il s’Ă©nerve car “c’est les gonzesses qui mettent 2 heures Ă  se prĂ©parer” et devant le manque d’enthousiasme pour son beau mĂ©tier, il vire Gianni en n’oubliant pas de lui enlever ses chaussures histoires qu’il rentre en chaussettes ça lui fera les pieds.Pffffffffff, irrĂ©cupĂ©rable le Gianni il finira mal.

En attendant Arnaud, il part en stage avec ses amis pour tester un nouveau jouet, le Taser. C’est drĂ´le ils jouent aux gendarmes et aux voleurs, ils se tirent dessus avec le Taser et ça fait mal, c’est ça qui est marant.Dans les prochains Ă©pisodes, Arnaud il ira en Afrique pour expliquer aux policiers noirs comment utiliser le Taser.  Si l’intention de dĂ©part est bonne le rĂ©sultat est nul. Tous les clichĂ©s vĂ©hiculĂ©s par la Police se retrouvent dans ce reportage, les flics sont leur propre caricature. Grossiers, violents, bĂŞtes, c’est affligeant. C’est lĂ  que l’on voit les limites du système. La police peut jouer un rĂ´le social mais ne peut pas se substituer Ă  l’Ă©ducation parentale et nationale. Comment aider des ados en parlant comme eux. Apprendre le respect sans en tĂ©moigner je ne comprends pas bien et ce dĂ©bordement ridicule de testostĂ©rone encore moins.

Comme d’habitude dans Strip-Tease, la camĂ©ra est un tĂ©moin, il n’y a pas de commentaires et les protagonistes finissent par oublier qu’ils sont filmĂ©s. La rĂ©alitĂ© prend le dessus, ce qui donne de grands moments de tĂ©lĂ©vision dont je me dĂ©lècte. Il y a un cĂ´tĂ© voyeuriste qui est parfois dĂ©rangeant mais j’adore cette Ă©mission.

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beau-role.jpg  Alors voilĂ , il y a bien des raisons qui amènent Ă  lire un livre. Un article, une Ă©mission tv ou radio, un conseil d’ami, la lecture de la 4ème de couv en librairie et la belle gueule de l’Ă©crivain. La vĂ©ritĂ© c’est qu’au dĂ©part ce qui m’a amenĂ©e Ă  lire Beau rĂ´le, c’est le physique de son auteur Nicolas Fargues. Nicolas, je me permets de l’appeler comme ça car j’ai passĂ© plusieurs heures dans mon lit avec lui, forcĂ©ment ça crĂ©e des liens. Nicolas, je disais, il ressemble Ă  l’ex de Carla, l’actuelle de Nicolas, l’autre, pas le beau. En gros il est beau, ça tombe bien son livre s’appelle Beau rĂ´le. Je l’ai vu Ă  la tĂ©lĂ© plusieurs fois, mais Ă  chaque fois on avait dĂ©jĂ  parlĂ© de son roman. Pas grave, je me dis qu’un type pareil doit avoir des choses sympas Ă  dire. VoilĂ  comment a dĂ©butĂ© ma lecture de ce livre.

Au dĂ©part, je dois dire que j’Ă©tais assez sceptique, l’accumulation de marques citĂ©es, propre Ă  la littĂ©rature moderne, j’en ai un peu marre. Et puis le clichĂ© du trentenaire dĂ©sabusĂ©, lu et relu. C’Ă©tait mal parti cette histoire.

Mais je remarque que j’ai oubliĂ© de vous dire de quoi ça cause cette histoire. Antoine Mac Pola est un jeune acteur qui accède Ă  une certaine notoriĂ©té grâce Ă  son dernier film. Il est insupportable de suffisance et de condescendance pour les autres, ce qu’il cache habilement derrière une fausse modestie. MĂ©tis, pas assez noir aux CaraĂŻbes pas assez blanc en France, il a du mal Ă  trouver sa place.
A travers l’histoire ce jeune acteur Nicolas Fargues nous amène Ă  rĂ©flĂ©chir sur le racisme et l’hypocrisie de notre sociĂ©tĂ©, l’angoisse de l’âge ou le cinĂ©ma français.
Au dĂ©part un peu agacĂ©e par la succession de citations de marques ou les interminables descriptions des films de Soderbergh, j’ai fini par prendre un grand plaisir Ă  lire ce roman. Bien Ă©crit, intelligent, rythmĂ©, ce n’est pas le roman de l’annĂ©e mais j’ai passĂ© un bon moment.
J’ai rĂ©alisĂ© plus tard que j’avais dĂ©jĂ  lu deux autres romans de Nicolas Fargues One Man Show et J’Ă©tais derrière toi.

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Le long weekend Pascal est terminĂ©. J’espère que vous n’ĂŞtes pas trop malades d’avoir mangĂ© trop de chocolat.

  • Pour ma part ne sachant que faire de mes jours de congès, je suis allĂ©e faire un tour du cĂ´tĂ© des Urgences. Maux de ventre terribles bien avant d’avoir mangĂ© le moindre bout de choco. Point de Dr. Ross ou Carter, pas de diagnostics du Dr House. Plus de 8h d’attente dans un box pourri, Ă  me faire exploser les veines par une infirmière pas bien douĂ©e. Bref une fois droguĂ©e, oscultĂ©e, pompĂ©e de mon sang, les gentils Docteurs dont la moitĂ© parlait espagnol (toujours pas compris pourquoi), m’ont laissĂ© partir dans ma maison. RĂ©sultats des courses, je suis bonne pour une rĂ©vision gĂ©nĂ©rale, j’ai une vie palpitante.
  • Impression après plusieurs semaines de Pore no more. Bof, on ne peut pas dire que le changement soit spectaculaire. Donc gardez vos sous.
  • La dĂ©couverte musicale du moment c’est Balbino Medellin. A priori pas mon style, musique aux accents Catalans, dont certains morceaux rappellent Mano Solo avec lequel il a travaillĂ©. Mais en ces temps de grisaille, on est transportĂ© dans le Sud, on se met Ă  rĂŞver de vacances et avec mon moral dans les chaussettes autant vous dire que moi ça me va. Une voix chaleureuse, des rythmes entrainants, des textes rĂ©alistes qui parlent de sa vie, des personnages et des lieux qui ont croisĂ© son chemin. Le personnage est attachant. Gros bras tatouĂ©s et coeur de midinette qui dĂ©dicace son album Ă  celle qu’il aime et sa famille dont on voit quelques photos. D’ailleurs, je dois dire que l’album est un bel objet, j’aime beaucoup les clichĂ©s jaunies de la famille et l’interactivitĂ© du cd. A force de tĂ©lĂ©charger on a perdu l’habitude de l’objet. A noter la prĂ©face de Bernard Lavillier, il y a pire comme parrain. Mes deux chansons prĂ©fĂ©rĂ©es de l’album Super hĂ©ros et Quand je rentre le soir. Merci encore Ă  Domino
  • J’ai terminĂ© Beau RĂ´le et De la supĂ©rioritĂ© des femmes, rĂ©sumĂ©s Ă  suivre.

Je retourne sur mon canapĂ© me poser un peu et on se retrouve bientĂ´t…

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Papas, mamans, papys, mamys, tontons, taties. Bref si vous avez des petits dans votre entourage, précipitez-vous sur Chic Dressing.

DĂ©solĂ©e, je n’arrive pas Ă  mettre d’images. Mais il y a pas mal de jolies choses chez Zef, Di Filosofia, Eva&Oli et Zovck.

 Le code wafa marche toujours alors ne vous privez pas.

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images.jpg Aujourd’hui c’est mon anniversaire. Mais non pas le vrai, en lecteurs assidus vous savez que le mien c’est le 18 octobre. Non c’est celui de mon blog. Un an dĂ©jĂ , c’est fou ce que le temps passe vite. Un an c’est le moment idĂ©al pour faire un premier bilan ce qui tombe plutĂ´t bien car en ce moment je m’interroge. Je m’explique. Avoir un blog c’est un acte plutĂ´t impudique et narcissique. On raconte sa vie Ă  tout le monde, on se prend en photo, on dĂ©taille nos achats, bref on dĂ©voile des choses très personnelles. Du moins c’est ce que je pensais car Ă  bien y rĂ©flĂ©chir pas tant que ça justement. Car le problème d’un blog c’est que parfois les gens que vous connaissez le lisent et du coup ça empĂŞche de raconter pas mal de choses.

Difficile en effet de se lâcher complètement sur les collègues et votre job qui vous prennent la tĂŞte lorsqu’au boulot on lit votre blog. Imaginez l’ambiance dĂ©testable si votre collègue Trucmuche lisait des horreurs Ă  son sujet.

Pareil pour les potes, j’adorerais m’inspirer des histoires de mes amis pour certains billets. Raconter leurs vies sans qu’ils le sachent mais c’est impossible car ils n’apprĂ©cieraient certainement pas de voir les dĂ©tails de leurs vies dĂ©ballĂ©s sur la place publique.

Idem pour mon homme. J’en parle souvent ici mais Ă©videment je ne vous raconte que les moments oĂą ça se passe bien au risque de passer pour une niaise. Car j’ai beau l’aimer c’est pas la Petite maison dans la Prairie. Je ne vous parle pas de toutes les fois oĂą j’ai envie de le tuer parce qu’il m’Ă©nerve. Je ne passe pas mon temps Ă  trouver des mots doux pour parler de lui, mes doutes, mes craintes je ne vous en fais pas part. Dans cette aventure, il est mon plus grand soutien et passe son temps Ă  faire de la pub pour mon blog. Du coup tous ses collègues le lisent, impossible d’en dire du mal et je n’ai pas envie de lui faire de peine non plus.

J’aimerais pouvoir ĂŞtre plus trash ou dire de chics horreurs comme l’HDA ou Violette mais je suis bloquĂ©e par mon manque d’anonymat.

J’aimerais parler de choses plus intimes mais il est difficile de passer de la mode à mon ventre dĂ©sespĂ©rĂ©ment vide ou mes problèmes de boulot. Je ne vais pas vous fiche le moral en l’air. Beaucoup lisent ce blog pour se distraire pas pour se retrouver dans Confessions intimes et le grnad Ă©cart en des thèmes totalement diffĂ©rents risque de semer la confusion.

C’est pour cette raison que je me demande si comme MH  je ne vais pas lancer un deuxième blog oĂą je pourrais Ă  loisirs raconter tout ce qui me passe par la tĂŞte sans crainte d’ĂŞtre jugĂ©e, de blesser ou choquer ceux qui me connaissent. Un espace de libertĂ© totale oĂą une autre partie de moi s’exprimera pleinement.

 En attendant que cela arrive ou non, j’espère passer encore une belle annĂ©e en votre compagnie Ă  partager une partie de ma vie.

Happy Birthday mon blog!!!

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Il y a un petit moment dĂ©jĂ  que je n’ai pas parlĂ© mode sur ce blog. Il faut dire que depuis un petit moment, je ne fais plus les boutiques et je suis extrĂŞmement fatiguĂ©e, chĂ© pĂ´ c’que j’ai. Mais ceci fera l’objet d’un prochain billet et ce n’est pas de cela dont je voudrais vous parler.

Je vis depuis quelques mois, un vĂ©ritable drame, mes pieds ont dĂ©cidĂ© d’entrer en guerre avec mes chaussures. Entre eux c’Ă©tait pourtant une belle histoire d’amour dĂ©butĂ©e il y a sept ans. Tout a commencĂ© lorsque ma vie a Ă©tĂ© boulversĂ©e par une rencontre avec une paire de chaussures. Je passais devant la vitrine de chez Kenzo quand tout Ă  coup mon regard s’est portĂ© sur une paire de hauts talons noirs. Moi qui ne jurais que par mes baskets, je suis tombĂ©e amoureuse de ces sublimes talons avec des lanières en forme de feuilles. J’imaginais difficilement les porter mais elles Ă©taient tellement belles que j’Ă©tais prĂŞte Ă  tout pour les avoir. Il demeurait tout de mĂŞme un obstacle de taille: LE PRIX ! 1200 Francs pour des chaussures Ă  l’Ă©poque je ne pouvais mĂŞme pas l’envisager mais l’envie fut la plus forte et j’ai cassĂ© ma tirelire pour les acheter.

Pendant des semaines je me suis baladĂ©e haut perchĂ©e, le sourire aux lèvres, le bonheur. Ce fut le dĂ©but d’une belle relation amoureuse avec les beaux souliers et le dĂ©but de ma petite collection. Je n’ai pas de souvenir prĂ©cis des tous mes achats mais je me souviens avec dĂ©lices de mes premières fois avec Sergio Rossi, Chanel, Vivienne Westwood, Gucci et autres bien meilleur marchĂ©. J’entretenais avec chacune de ces paires une relation charnelle.

CĂ©libataire endurcie, j’avais fait mienne la phrase de mon amie Carrie ” C’est parfois difficile d’être dans les chaussures d’une cĂ©libataire, c’est pourquoi nous avons besoin d’en avoir de vraiment très spĂ©ciales, afin de rendre le chemin un peu plus amusant.”  C’Ă©tait devenue mon petit truc, comme Punky et ses jeans larges, Marie et ses slims ou Gal et ses sacs. La plus simple des tenues Ă©tait sublimĂ©e par mes centimètres supplĂ©mentaires. Ce qui me donnait il faut bien le dire une certaine assurance. Les choses ont toutefois commencĂ© Ă  changer il y a quelques mois. A chaque fois que je portais plus de 3 cm, les douleurs devenaient insupportables. Le pieds serrĂ©, des ampoules, douleurs aux genous, maux de dos, une vĂ©ritable torture. Verdict du podologue “Vos pieds se sont Ă©crasĂ©s, la faute aux ballerines”. Les fourbes!!! Mes pieds voulaient respirer la rupture semblait consommĂ©e. L’assurance a fait place Ă  des grimaces peu flatteuses et petit Ă  petit les talons ont fait place aux bottes plates et baskets. Plus moyen de gambader Ă  travers la ville en faisant raisonner mes talons, elles restent bien gentillement dans leurs boĂ®tes au fond de mon dressing.

Entre nous elles me manquent terriblement et je rĂŞve du jour prochain oĂą nous nous retrouverons Ă  nouveau. Je marcherais alors d’un pas chaloupĂ© Ă  travers la ville, sourire aux lèvres et tĂŞte haute. Je redeviendrais comme avant. Avant quoi d’ailleurs? Avant lui. Car quand j’y pense le dĂ©but du dĂ©samour entre mes pieds et mes chaussures Ă  commencĂ© Ă  peu près Ă  l’Ă©poque de ma rencontre avec Pacsou. Est-ce Ă  dire que le fait d’avoir trouvĂ© mon “prince charmant” a mis un terme Ă  ma quète du parfait soulier ? peut-ĂŞtre pas. …Nous avons toutes grandies en Ă©coutant l’histoire de la pauvre Cendrillon retrouvĂ©e par son Prince grâce Ă  son soulier de verre (ou vaire, il y a 2 Ă©coles). Moi des crapaux j’en rencontrais pas mal mais des princes pas vraiment, alors en jeune femme moderne, j’avais dĂ©cidĂ© de ne pas attendre pour ĂŞtre une princesse. Je m’offrais de beaux souliers, pas besoin d’ĂŞtre choisie, j’Ă©tais libre de me gâter. Et puis un jour nous nous sommes rencontrĂ© et doucement je n’ai plus ressenti le besoin d’ĂŞtre plus grande, diffĂ©rente ou originale. Mon look est devenu plus sage sans mĂŞme l’avoir dĂ©cidĂ©. J’ai Ă©tĂ© choisi et ma quĂŞte du soulier idĂ©al a cessĂ©. Il ne reste plus dĂ©sormais qu’Ă  pouvoir chausser Ă  nouveau celles qui m’ont portĂ© quand je n’avais personne sur qui m’appuyer.

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