Vendredi 22 juin, 8h16 Gare de Strasbourg:
ArrivĂ©e en gare du TGV en provenance de Stuttgart. Le train est dĂ©jĂ  presque plein d’allemands bruyants et mal Ă©levĂ©s. Mon voisin s’est dĂ©chaussĂ©, ça commence mal. Je me plonge dans la lecture du Elle que je n’avais pas encore ouvert, puis je m’endors.
10h38: ArrivĂ©e Gare de l’Est.
Passer de 4h, il y a 15 jours Ă  2h20 pour se rendre Ă  Paris, c’est carrĂ©ment gĂ©nial.
Je m’engouffre dans le mĂ©tro puant, direction les Galeries. LĂ , un sympathique musicien accompagnĂ© de son ampli, me gratifie de reprises de grands standards dance d’Europe de l’Est. Quel accueil, je suis touchĂ©e!
J’arrive aux Galeries Lafayette et lĂ  on m’offre une glace Haagen Dazs, sans doute pour me remercier d’avoir choisi ce magasin. Et on ose dire que les Parisiens ne sont pas accueillants…
Au 1er Ă©tage, un combi-short et des spartiates cloutĂ©es du corner Et Vous me font de l’oeil. J’observe, je touche mais je n’achĂšte rien. Puis mes pieds se dirigent seuls vers Isabel Marant, une blouse, deux blouses, une robe, mon coeur bat de plus en plus fort mais ma CB reste bien au fond de mon cabas.
Un tour chez Paul et Joe, les sadiques ont installĂ© un portant avec la collection Automne-Hiver 2007-2008. Une jolie robe blanc cassĂ© s’impose Ă  moi. Si je me marie ce sera avec celle-lĂ  (Ouf, je ne vais pas me marier)
C’est alors que j’entends des cris au loin, je tourne la tĂȘte, ils semblent provenir des Prairies de Paris. J’avance lentement et lĂ  je vois trois paires de shoes, me suppliant de les prendre avec moi. C’est lĂ  que la vendeuse s’en mĂȘle.
” Elles sont superbes n’est-ce pas?
- Oui, oui…
- Installez-vous, je vais vous les faire essayer !
- En 37, s’il vous plait! (Bizarre, il ne me semble pas avoir ouvert la bouche)
- Elles vous vont bien, vous avez vu le talon, je travaille avec toute la journĂ©e et je me sens bien, mĂȘme pas mal aux pieds. Nous n’en avons presque plus.
- Oui, elles sont belles en bleu, en gris, mais … NON dĂ©solĂ©e, il faut que je sois sage jusqu’aux soldes.”
Et lĂ  je suis partie en courant. En faisant tout de mĂȘme un arrĂȘt chez Zadig et Voltaire pour essayer mes sandales mauves (trop dure la vie!!!). 

En sortant, je m’arrĂȘte chez H&M.
Une petite robe en denim gris puis une autre robe en jean Ă  manches courtes. Tout me va et en 34 en plus, cool. Mais en sortant de la cabine, je dĂ©cide de ne pas prendre la robe en denim gris. Je deviens hyper, super, mĂ©ga raisonnable. Chez les suĂ©dois en plus, ça devient du grand n’importe quoi. Si je ne craque pas ici, c’est la fin de tout.
ArrĂȘt au Printemps, il faut que je songe Ă  un sac. JĂ©rĂŽme Dreyfuss, pourquoi pas? Je regarde les sacs, je regarde seulement et je m’arrĂȘte devant AndrĂ©. J’entends une petite voix derriĂšre moi. ” Il est beau et trĂšs pratique, vous voulez l’essayer?”. Je n’ai mĂȘme pas le temps de rĂ©pondre que la vendeuse retire la sĂ©curitĂ© et met le sac Ă  mon Ă©paule. ” 545 € c’est donnĂ© et puis si vous ouvrez une carte Printemps vous avez le droit Ă  10% de rĂ©duction.
- Euh, j’ai dĂ©jĂ  une carte (et je ne l’utilise mĂȘme pas)
- Encore mieux vous pouvez le payez en plusieurs fois!!!  Cette fille est clairement envoyĂ©e par le Diable, “en plusieurs fois”, elle est dingue autant me dire qu’il est gratuit!!! ( Je n’ai pas l’intention de payer un sac en plusieurs fois, enfin je ne crois pas…)

Je pars chez Colette au moins là-bas personne ne me parlera! Trop de monde chez Colette, il pleut, le gens se réfugient dans la boutique. Je regarde les bouquins, mais il y a vraiment trop de monde, tant pis.
Un petit tour chez American Apparel, j’achĂšte un T-shirt blanc V-Neck pour homme en taille M. Et un sac de voyage (au cas oĂč…).

Direction le Marais, je prends le mĂ©tro car j’ai mal aux pieds, je descends Ă  St Paul pour aller chez K-Jacques. 165€ pour des spartiates! Je croyais qu’elles Ă©taient Ă  125€, je sors de la boutique. Je demanderai Ă  Fanny qui est Ă  St Tropez de passer Ă  la boutique. LĂ , je fais vraiment n’importe quoi…

Bon, je vais aux Halles, re-H&M. Une jolie robe noire babydoll, trĂšs, trĂšs jolie, en lin noir, une jeune femme me voit la prendre et me dit “elle est trĂšs belle portĂ©e, je vous la conseille”. Je suis obligĂ©e de la prendre et en plus je ne l’essaye pas.

Ma soeur me rejoint rue de Rivoli, elle veut aller chez H&M, encore??? Alors direction, rue de Rivoli. A l’entrĂ©e, il y a une robe blouse en jean, que j’avais dĂ©jĂ  vu sur le site de H&M et sur celui de Elle, je la prends mais je dĂ©cide de rendre celle Ă  manches courte, je regrette celle en denim gris. ArrivĂ©e Ă  la caisse, la vendeuse me dit, que la robe blouse sera soldĂ©e mercredi Ă  - 70%, (donc elle sera gratuite, c’est ça?) mais il ne reste plus qu’une taille 34. Elle me conseille de la ramener mercredi pour me faire rembourser la diffĂ©rence. “On peut faire ça?” “Oui, oui, je serai lĂ  mercredi Ă  partir de 11h30 passez me voir”. Ah ces Parisiens!

Un petit tour chez Marc Jacobs, je prends un t-shirt, 17€ c’est cadeau!

Je n’ai plus le temps d’aller rue Bonaparte et passer chez Pierre HermĂ©, LadurĂ©e et Kiehl’s. Je passe vite fait prendre des macarons au Printemps avant de rejoindre la Gare de l’Est.

20H55, arrivée à Strasbourg avec 15 mn de retard. Mon chéri est là, je suis k.o.

Bonne journĂ©e, je suis prĂȘte pour les soldes.

PS: Toujours pas de photos car depuis le dĂ©mĂ©nagement , je n’arrive pas Ă  mettre la main sur le cordon de mon appareil photo

 

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